Musique dans la clandestinité
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Claude Torres
Montpellier
France


France

La vie musicale sous Vichy
Sous la direction de Myriam Chimènes

Editions Complexe (2001)
Collection : Histoire Culturelle
ISBN : 978-2-87027-864-2
Composer sous Vichy
Yannick Simon
éditions Symétrie (Lyon, 2009)
Collection : Perpetuum Mobile
Publié avec le concours de la SACEM
(Bourse des Muses)
ISBN : 978-2-91437-357-9
La musique à Paris sous l'occupation
Myriam Chimènes & Yannick Simon
éditions Fayard / Cité de la Musique
ISBN : 978-2-21367-721-7
Octobre 2013
La Vie intellectuelle et artistique
à Marseille à l'époque de Vichy
et sous l'Occupation (1940-1944)

Jean-Michel Guiraud
Editions CRDP; ISBN : 2-86614-159-2
Jeanne Laffitte; ISBN : 2-86276-340-3
       
 
The Musical Legacy of Wartime France
Leslie A. Sprout
California Studies in 20th-Century Music
ISBN: 978-0-52027-530-0
Mai 2013
La musique au pas
Être musicien, en France, sous l'Occupation

Karine Le Bail

Paris, CNRS éditions
ISBN : 978-2-27106-995-5
Mars 2016
La musicologie française sous l'Occupation
Sara Iglesias
Paris, Maison des Sciences de l'Homme
ISBN : 978-2-73511-618-8
2014
Thèse de doctorat en musicologie,
soutenue le 30 novembre 2011,
Humboldt-Universität zu Berlin / EHESS
Au Nom De L'Art
Exiles, Solidarités et Engagements
Limore Yagil
Fayard (4 mars 2015)
ISBN : 978-2-21368-089-7

 

Nous, maréchal de France, chef de l'état français, décrétons :

Loi du 3 octobre 1940
Premier statut des Juifs publié le 18 octobre 1940

Art.2. - L'accès et l'exercice des fonctions publiques et mandats énumérés ci-après sont interdits aux Juifs :
6° Administrateurs, directeurs, secrétaires généraux dans les entreprises bénéficiaires de concessions ou de subventions accordées par une collectivité publique,
postes à la nomination du Gouvernement dans les entreprises d'intérêt général.

Loi du 2 juin 1942
Deuxième statut des Juifs publié le 11 juin 1942

Art. 1er- Les Juifs ne peuvent tenir un emploi artistique dans des représentations théâtrales, dans des films cinématographiques ou
dans des spectacles quelconques, ou donner des concerts vocaux ou instrumentaux ou y participer...

 


Au centre : Joseph Kosma - Jacques Prévert © Pierre Jamet, 1947
Joseph Kosma ~ Kozma Jozsef
22 octobre 1905, Budapest
7 août 1969, La Roche Guyon

Quand la guerre intervient, Joseph Kosma, interdit de travail, est assigné à résidence dans les Alpes-Maritimes. Grâce à la complicité de Jacques Prévert et sous des noms d'emprunt, il continue néanmoins à travailler pour le cinéma. Il compose pour deux films marquants de Marcel Carné : "Les Visiteurs du soir" en 1942, puis, en 1944 - partageant l'affiche de compositeur avec Maurice Thiriet - et " Les Enfants du paradis". Sous le pseudonyme de Georges Mouqué, il compose également la BO de "Adieu Léonard" (Pierre Prévert, 1943) et de "Le soleil a toujours raison" (Pierre Billon, 1943). Pour "Une femme dans la nuit" (Edmond Gréville, 1943), il n'apparaît même pas au générique. Mais la guerre est là… Ses parents sont exécutés en Hongrie. Lui-même, menacé, passe dans la clandestinité : il rejoint le maquis de Thorenc en juin 1944, y est blessé, puis participe à la Libération de Nice.

Après la libération, en 1945, il compose le ballet "Le rendez-vous" argument de J. Prévert, chorégraphie de Roland Petit, où se trouve un thème qui deviendra celui des "Feuilles mortes", "La pantomime Baptiste", complétée des "Enfants du Paradis", jouée par Jean-Louis Barrault au Théâtre de l'Odéon; le ballet "L'Ecuyère" (Yvette Chauviré), l'Oratorio "Les Ponts de Paris" ou "Encore une fois sur le fleuve" poème de J. Prévert, des cantates, la fameuse chanson "Si tu t'imagines" sur des paroles de Raymond Queneau écrite pour Juliette Gréco, de nombreuses et belles musiques de films dont "Juliette ou la clef des songes" de Marcel Carné, prix de la meilleure partition au festival de Cannes l951, l'Opéra "Les Canuts", créé à Berlin en 1959, création à l'opéra de Lyon en 1964 dans une des plus belles mises en scènes de Louis Erlo, des pièces symphoniques, de la musique de chambre et sa dernière œuvre "Les Hussards", qu'il n'entendra, ni ne verra, la mort l'ayant frappé le 7 août 1969, le jour même où il avait mis le point final à cet opéra qui sera créé à Lyon en octobre de la même année pour l'inauguration de "L 'opéra nouveau ".

 

1943
LE SOLEIL A TOUJOURS RAISON

Pierre Billon
Jacques Prévert
(Pseudonyme de Jean Marion et
de Georges Mouqué)
1943
ADIEU LEONARD

Pierre Prévert
Jacques Prévert
(Pseudonyme de Georges Mouqué)
1943
UNE FEMME DANS LA NUIT

Edmond T. Gréville
Jacques Prévert
(N'apparaît pas au générique)
1945
LES ENFANTS DU PARADIS
1- Le Boulevard du Crime
2- L'Homme Blanc

Marcel Carné
Jacques Prévert
Séquence du mime, pantomime de Baptiste
(Pseudonyme de Maurice Thiriet ou
Georges Mouqué
selon les auteurs)
Musiques de Films composées pendant l'occupation alors qu' il vivait dans la clandestinité
Voir Maurice Thiriet pour "Les Visiteurs du soir" et "Les enfants du Paradis" dont Kosma et Thiriet se sont disputés la paternité.
Du 24 octobre 2012 au 27 janvier 2013, la Cinémathèque Française a proposé une exposition sur "Les Enfants du Paradis".
Les partitions de Joseph Kosma et de Maurice Thiriet y étaient présentées.

Le 13 janvier 1945, un arbitrage est rendu au Conservatoire national de musique, à Paris. Le jury est composé de […] quatre éminents sociétaires de la SACEM. […] Face aux membres du jury se tiennent Maurice Thiriet, dont la carrière a prospéré pendant l'Occupation, et Joseph Kosma. […] Par chance, [Kosma] est accompagné de Jacques Prévert et Marcel Carné. Le jury a écouté les témoignages de l'écrivain et du cinéaste, tous deux validant sans la moindre hésitation les affirmations de Kosma sur la paternité de l'œuvre. Pourtant, il conclut que la partition du film « Les enfants du paradis » est due pour sa majeure partie à la plume de Maurice Thiriet. […]. Ce n'est que grâce au dépôt de son œuvre à la SUISA, dont l'attestation parviendra à Paris après janvier 1945, que Joseph Kosma sera pour finir rétabli dans ses droits ! Pas rancunier, et satisfait d'avoir obtenu une réhabilitation « morale », il abandonne sa part des redevances sur la musique des « Enfants du paradis » à la SACEM pour qu'elle les affecte à son Comité du cœur, une instance de solidarité pour les sociétaires en difficulté.

“Le magot de la chanson” de Patrick Bonazza dans “Le Point”, 10/01/2003

« Kosma compose, comme d'habitude, une mélodie au piano, pour "Le tendre et dangereux visage de l'amour" et "Démons et merveilles". Les partitions apportées par Carné sont travaillées par Maurice Thiriet qui fait les orchestrations, les arrangements,
et qui compose lui-même "La Complainte de Gilles". Le génie de Kosma et le talent de Thiriet aboutissent à une création. »

Michel Trihoreau, “La Chanson de Prévert”, éditions du Petit véhicule, 2006, page 129

«C'est aussi l'époque où se situe l'affaire des musiques incluses dans Les Enfants du paradis et Les Visiteurs du soir, que Kosma a écrites dans la clandestinité sous le nom d'un autre. Voilà que son prête-nom, Maurice Thiriet, cherche à s'en attribuer la paternité, à peine la guerre terminée. Malgré le témoignage apporté par la SUISA (la Société suisse des auteurs et éditeurs) où Kosma avait déposé ses manuscrits en 1943, la SACEM lui étant interdite, l'affaire va durer au moins jusqu'en 1952, date à laquelle Kosma s'adresse à un avocat. Nous ne savons pas l'issue de cette affaire, qui a en tout cas été préjudiciable à Kosma ,puisque l'on trouve aujourd'hui encore le nom de Maurice Thiriet associé à ses chansons.»

Article de Laure Schnapper "Un hongrois à Paris" in
"Michel Cullin, Primavera Driessen Gruber, Douce France ? Musik-Exil in Frankreich, Musiciens en exil en France, 1933-1945"
Böhlau Verlag, Wien, 2008 (en français, pp. 425-438)

 

Le Soleil a Toujours Raison
Tu étais la Plus Belle

Incomparable Tino Rossi
Histoires d'Amour
Forlane 19110
Le soleil a toujours raison : Soleil
Tino Rossi
Adieu Léonard : Chanson des petits métiers
Charles Trenet
Les Chansons Du Cinéma
Marianne Mélodie 05 1776
Les Enfants du Paradis
Auvidis
Naive K1601
Les Enfants du Paradis
EMI Classique CDC 7 54764 2
       
Baptiste, Suite d'Orchestre
"Pantomime en 6 Tableaux" pour "Les Enfants du Paradis (1943)

Argument de Jacques Prévert
Joseph Kosma (40 ans)
Itinéraire d'un Génie
Milan 32990 399294 2 1

"Les Visiteurs du soir"
Démons et Merveilles
Le tendre et dangereux visage de l'amour

Jacques Jansen (1942)

Marcel Carné (BOF)
"Les Visiteurs du soir"
"Les Enfants Du Paradis"

Universal Music France 399422-2 2

Charles Munch / Roger Desormière
Orchestre du Théâtre National de l'Opéra
Dir: Serge Baudo
Vega T35 A 2501
(Disque pressé spécialement pour les services de presse et de radio)
LP 33 T. 1/3 [25cm]
Orchestre du Capitole de Toulouse
Michel Plasson
Cinéma : Les Plus Belles Musiques Classiques
Emi (5 CDs)

Digipack 50999 026163 2 2 (édition limitée)
Coffret 50999 027803 2 0
2011
       
Jacques Prévert : Anthologie
Poètes et Chansons 986022
Chants du ghetto pour piano (1932)
Danse des automates pour piano (1942)
L'Hymne à la Résistance *
Decca 460 050-2

François Le Roux (baryton) *
Jeff Cohen (piano)
La grande nuit (Ravensbrück)
Il faudra que je me souvienne Ravensbrück

Poèmes inédits et textes de Micheline Maurel
Musique originale de Joseph Kosma
LP Barclay 88001
Alvarés C 496
Le Chant du Monde

Emmanuèle Riva, Catherine Sellers,
Silvia Monfort et Jany Sylvaire, récitantes
       
     
Ballet "L'Ecuyère"
A Yiddish Touch In Paris

Noel Lee / Jeff Cohen
Arion 68454
     

 

Norbert Glanzberg
12 octobre à Rohatyn, Galicie, Pologne
25 Février 2001, Neuilly-sur-Seine
(Caché en 1942 au Château de Montredon près de Marseille par la Comtesse Lily Pastré, puis en 1943 dans la maison du poète René Laporte à Antibes. Dénoncé, il est emprisonné à Nice et sauvé de le déportation par Marie Bell)
Astrid Freyeisen
Chansons pour Piaf
Norbert Glanzberg, toute une vie 1910-2001

Françoise Saint-Onge (Traductrice)
MJR éditions,Genève, 2006
ISBN : 2-88321-042-X
   

 

Suite Yiddish, 1985
(Dédiée à Isaac Bashevis Singer)

(Orchestration Frédéric Chaslin)

  1. In Shtetl
  2. Di Bobe Gedenkt in Ershtn Bal
  3. Viglid
  4. Jossele un Jankele af der Britshke
  5. Mitsve Tants
  6. Pogrom un Kadish
  7. Un Trotsdem...

In Memoriam for voice and piano
(Holocaust Songs)

(Orchestration Amaury du Closel)
(Orchestration Daniel Klajner)

  1. An die Völker der Erde (To the peoples of the world) (Werner Bergengrün)
  2. Für Ule (For Ule) (Adam Kuckhoff)
  3. Lied zur guten Nacht (A good-night song) (Chris Hornbogen)
  4. Die letzte Epiphanie (The last epiphany) (Werner Bergengrün)
  5. Nachtgedanken (Night meditations) (Wolfgang Philipp)
  6. Der Ofen von Lublin (The oven of Lublin) (Theodor Kramer)
  7. Versprich mir eins (Do promise me) (Ernst Münzinger)
  8. Alter Baum (The old tree) (Chris Hornbogen)
  9. Im Gefängnis (In prison) (Johanna Kirchner)
  10. Greta (Adam Kuckhoff)
  11. Abschied (Farewell) (Hubert Gsur)

Holocaust Lieder
9 Lieder voix et piano (1983)
sur des poèmes inspirés par les camps de concentration.
(Orchestration Amaury du Closel)

  1. Ausflug machen (Rainer Kirsch)
  2. Die letzte (Gerson Stern)
  3. Ein Koffer spricht (Ilse Weber)
  4. Der Gute Ort zu Wien (Franz Werfel)
  5. Ballade von der Judenhure (Berthold Brecht)
  6. Der Tod ist ein Meister aus Deutschland (Paul Ceylan)
  7. Transport (Gerry Spies)
  8. ...
  9. ...

 

A Yiddish Touch In Paris
Noel Lee / Jeff Cohen
Arion 68454
 
Musique Pour Une Fête Foraine
Invitation à la valse, pour 2 pianos
Suite yiddish pour 2 pianos

Duo Desmoulin
Hélène et Marie Desmoulin
Salabert SCD 9602
 
Suite Yiddish pour 2 pianos
Caroline Sageman, Pascal Amoyel
VHS Synapse Productions Suite
 
Suite Yiddish pour 2 pianos
In Memoriam dedicated to the Great Glanzberg
Lieder & Kammermusik
Castigo 2485

Jakob Johannes Koch (Baryton)
Markus Bellheim (Piano), Heinrich Martin (Piano)
2.3.2016
 
In memoriam (Holocaust Songs) pour Baryton & 2 pianos
Invitation à la valse pour 2 pianos
Suite Yiddish pour 2 pianos

       
 
Suite Yiddish
(Orchestration Frédéric Chaslin)
 
In memoriam (Holocaust Songs)
(Orchestration Daniel Klajner)
Roman Trekel (baryton)
Orchestre Symphonique de Mulhouse
Daniel Klajner
MD+G 9011588 (SACD)
Suite Yiddish pour 2 pianos
Irit Rub-Levy / Daniel Gortler, pianos
 
In memoriam (Holocaust Songs)
Mira Zakai, alto
Menachem Wiesenberg, piano
BTR 9601 (CD & MC)
In memoriam (Holocaust Songs)
Holocaust Lieder
(No.7 Transport)
Songs of the Holocaust
Albany Records TROY1627

Rachel Joselson, Soprano
Réne Lecauona, Piano
Hannah Holman, Cello
 
       
   
  Die May
Bear Family Records BCD 16064 IL
8-CD / 1-DVD-Box (LP-Format)
ISBN: 3-89916-155-6
Bamberger Chanson Tage
Audare CAB260
Gisela May
 
Ein Koffer spricht
Gisela May
 
Chansons composées dans la clandestinité pendant l'occupation

Chansophone 701812
Lys Gauty

Music Memoria
Lys Gauty
Sans y penser, valse chantée
sur des paroles de J.M. Huard et G. Groëner
Publications Francis-Day, 1938
Ne voyez-vous pas (1940) Le bonheur est entré dans mon coeur,
valse chantée sur des paroles de
Michel Vaucaire et Gaston Groëner,
composée pour le film "La Goualeuse" de Fernand Rivers
Editions Paul Beuscher, 1938
La belle marinière (1940)
       
Valse du Bataillon de Choc
(J'ai juré de t'aimer toujours)

Paroles de Redon et Michel Vaucaire
1939
Etoiles de la Chanson
Emile Prud'Homme
Padam... Padam...
Paroles de Henri Contet
éditions Musicales Bourgès R. (©1951)
Edith Piaf
L'intégrale (20 CDs)
"Accordéon"
EMI 592205-2
Neuf garçons, un coeur (1947)
Réalisation et scénario de Georges Freedland
Dialogues de Georges Freedland et Norbert Carbonnaux
Musique de Georges Legrand, Charles Trenet, Jean Villard, Louiguy,
Mireille, Marguerite Monnot et Sauvigny
Production : Vox Films

Les 3 cloches
Sophie (Paroles d'Edith Piaf, 1944) *
Un refrain courait dans la rue
C'est pour ça
La Vie en rose
Edith Piaf et les Compagnons de la Chanson
Chansophone 70325 *
Piaf chante Piaf
Marianne Mélodie

15/08/2015
Où sont-ils mes petits copains ?
Paroles : Édith Piaf.
Musique: Marguerite Monnot
1941

 


Paul Arma
(Imre Weisshaus)
22 octobre 1904, Budapest - 28 novembre 1987, Paris
"Chants du Silence"
(1942-1944)
Cycle de 11 mélodies
pour Mezzo-soprano et piano
Phases Contre Phases
Jean-Marie Cottet (Piano),
Fabrice Moretti (Saxophone Soprano)
Atelier Musique de Ville-d'Avray
Jean-Louis Petit
Celui qui dort et dort
(Poèmes de Max Jacob)
Régis Poulain (Basson)
Josette Morata (Récitante)
Alain Béghin (Xylophone)
Francis Petit (Percussion)
Esquisses (5) from a Hungarian Theme
Jean-Marie Cottet (Piano)
Divertissement 1600
Béatrice Delpierre, Pascale Haarscher,
Jean-Noël Catrice, Marie-Aude Menou
(Recorders)
Trois Regards
Jacques Vandeville (Hautbois)
Divertissement for Clarinet and Piano no 6
Dominique Vidal (Clarinette),
Jean-Marie Cottet (Piano)
Parlando
Patrice Bocquillon (Flûte)
Rem 311266
A la Memoire De Bela Bartok
Onze Convergences

Liszt Ferenc Chamber Orchestra
János Rolla
Péter Gazda
Hungaroton SLPX-12347
Sonatine for solo flûte
Jean Pierre Rampal
Deux structure mouvantes for cello solo
Roy Christiansen
Comme une Improvisation for alto sax
Jacques Desloges
Sept transparences for string quartet
The Philarte Quartet
Lumières et Ombres for 2 pianos
Marie Christine et François Doublier
Gasparo GS 214 (Stéréo LP)
     
Suite de Danses Op. 74
pour flûte et cordes (enr. 10/07/58)
Divertimento n° 1 Op. 168
pour flûte, cordes et piano (enr. 18/09/59)
Jean-Pierre Rampal, flûte
Orchestre de chambre de la Sarre
Karl Ristenpart
Les années Ristenpart - Vol. 1 (1954-1966)
AJPR : "Premiers Horizons" 070.124/125/126 (Coffret 3 CDS)
Bela Bartok / Paul Arma
Suite Paysanne Hongroise
(trans. pour flûte et piano)

Chants populaires tristes
Ballade
Vieilles danses
Eroica JDT 3052
Hungaroton HCD 31655
Tudor
Soliloque
Lajos Lencsés (Hautbois)
Saltus Hungaricus
Bayer Records 100340

 


Max Deutsch
(17. Novembre 1892, Vienne - 22. Novembre 1982, Paris)
   
Der Schatz
A Film Symphony in five acts (1923)
1.Act 1: Mäßig Bewegt
2.Act 2: Lebhaft Bewegt
3.Act 3: Moderato
4.Act 4: Molto Moderato
5.Act 5: Sehr Langsam (Misterioso)
Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz
Frank Strobel
Rec. 28-30 Aug 2002
Ludwigshafen, Philharmonie
CPO 999 925-2
Arnold Schoenberg
Suite pour 7 instruments, opus 29
Contrepoint CO 10/13 (78-rpm)
(Paris, France, 1947?)
Gustave Plaquet, E-flat clarinet
Marcel Jean, clarinet
André Dupont, bass clarinet
Henri Bronschwak, violin
André Focheux, viola
Jacques Neilz, violoncello
Jeanne Manchon-Theis, piano
Max Deutsch, conductor
   

 


René Leibowitz
(17 Février 1913, Varsovie - 29 Août 1972, Paris)
Le compositeur et chef d'orchestre René Leibowitz (1913-72) - un des professeurs du jeune Pierre Boulez - réussit à fuir vers la zone sud (Cannes et St. Tropez) pendant l'été 1940.
Il revient à Paris à la fin de 1943 où il reste caché, grâce à l'écrivain Georges Bataille et au peintre Louis Balthus, jusqu'à la Libération, le 25 août 1944.
Pendant cette période, il compose une douzaine d'oeuvres musicales et ses écrits principaux.
Darmstadt '96
Sonate pour flûte et piano, op. 12b

Severino Gazzelloni
Edward Steuermann
Col Legno WWE 31893 (4 CDs)
Chamber Music
Sonate pour flûte et piano, op. 12b

Ensemble Aisthesis
Divox CDX 290303
Nuits - Weiß wie Lilien
Two Settings, Op.71 for mixed chorus a cappella, after poems by William Blake

I. The Sick Rose
II. Never Seek to Tell Thy Love
Schola Heidelberg, vocal ensemble
Ensemble Aisthesis
Walter Nußbaum, conductor
BIS CD 1090
Chamber Music, Violin Concerto
Six Mélodies op.6 (1937-1942)

Schola Heidelberg, vocal ensemble
Ensemble Aisthesis
Walter Nußbaum, conductor
Divox CDX21103-4 (2 CDs)

 

La Résistance parmi les Musiciens
Le Front National de la Musique

Pendant l'Occupation, tout un groupe comprenant musiciens, écrivains, cinéastes s'était formé autour de la notion de «Résistance» donnant naissance à quelques œuvres majeures. Les fondateurs du groupe "musique" se réunissent grâce à l'action de musiciens membres du PCF. Désormière, Barraine et Durey font paraître, en septembre 1941, un manifeste dans une revue clandestine "L'Université libre", refusant formellement le principe de collaboration. Ce texte a probablement été rédigé par Delvincourt. Ils font ensuite paraître à partir de avril 1942, une revue clandestine "Musiciens d'aujourd'hui".
Parmi les Musiciens, on comptait Roger Désormière, Manuel Rosenthal, Charles Munch, Paul Paray (chefs d'orchestre et compositeurs), Elsa Barraine (pseudo: Catherine Bonnard ou Triolet), Louis Durey, Francis Poulenc, Georges Auric (3 membres du Groupe des Six; Tailleferre et Milhaud sont en exil, Henri Dutilleux, Claude Delvincourt, Alexis Roland-Manuel (compositeurs), Irène Joachim (cantatrice) et quelques rares autres. Ces actions "modérées" n'empêcheront pas l'exclusion des professeurs et les élèves juifs du Conservatoire, exécutée avec zèle par sa direction, avant même que les forces d'occupations allemandes n'en fasse expressément la demande.


Guy Hery / Guy Krivopissko / Aurélien Poidevin / Axel Porin
Quand l'Opéra entre en résistance

Les personnels de la réunion des Théâtres Lyriques Nationaux sous Vichy et l'Occupation
L' Oeil D'or - Collection : Essais & Entretiens (2007)
ISBN-13: 978-2913661257

Roger Desormière
(13 septembre 1898, Vichy - 25 octobre 1963, Paris)
Charles Munch
(26 Septembre 1891, Strasbourg, Alsace occupée
- 5 Novembre 1968, Richmond, Virginie, états-Unis)
Paul Paray
(24 mai 1886, Le Tréport - 10 octobre 1979, Monte-Carlo)
Inscrit l'Apprenti Sorcier de Paul Dukas le 21 mai 1942 à Lyon,
au lendemain de la visite du Berliner Phiharmoniker, dirigé par Clement Kraus.
Manuel Rosenthal
(18 juin 1904, Paris - 5 juin 2003, Paris)
Fait prisonnier en juin 1940 au Stalag XIA (Altengrabow),
il y compose une opérette sur un texte de Courteline.
Libéré en mars 1941, il se réfugie en zone sud,
puis rentre à Paris fin 1942 où il mène une existence clandestine

Oeuvres
       
Georges Auric
(15 févrie 1899, Lodève - 23 juillet 1983, Paris)
Oeuvres de Guerre
Elsa (Jacqueline) Barraine
(13 février 1910, Paris - 20 mars 1999, Strasbourg)
Claude Delvincourt
(12 janvier 1888, Paris - 5 avril 1954, Italie)
Monsieur Julien, dans la Résistance
Dans un accident de voiture survenu sur une route d'Orbetello (province de Grosseto)
Association des Amis de Claude Delvincourt
Louis Durey
(27 mai 1888, Paris - 3 juillet 1979, Saint-Tropez)
Lors de l'occupation nazie, il dut faire face aux dangers encourus par tout membre de la résistance et écrivit des chansons antifascistes.
       
Henri Dutilleux
(22 janvier 1916, Angers - 22 mai 2013, Paris)
Oeuvres de Guerre
Francis Poulenc
(7 janvier 1899, Paris - 30 janvier 1963, Paris)
Oeuvres de Guerre
Roland Alexis Manuel Lévy
dit Roland-Manuel
(22 mars 1891, Paris - 1er novembre 1966, Paris)
Jean Wiéner
(19 mars 1896, Paris - 8 juin 1982, Paris)

 

Croquembouches pour piano (1926)
Nos. 4, 6, 10, 12
Sofja Gülbadamova, Piano

Rarities of Piano Music at "Schloss vor Husum"
Danacord DACOCD729

4.9.2013

Danceries pour violon et piano (1934)

Christian Ferras, violon
Pierre Barbizet, piano
INA Mémoire Vive 052
2004

Buffalmaco (extrait de "Boccacerie")

Françoise Gobet, Piano
Recording date : 1957
Forgotten Records 541
Original edition : Vega C 30 A 88

Sonate pour violon et piano (1922)
Maurice Crut, Violon
Lucette Descaves, Piano
Recording date : 1955

Quatuor posthume pour deux violons, alto et violoncelle (1954)
Quatuor Parrenin
Jacques Parrenin, 1er violon
Marcel Chapentier, 2nd violon
Serge Collot, alto
Pierre Penassou, violoncelle

Recording date : 1956

Forgotten Records 534
Original edition
- Ducretet-Thomson 270 C 104
- Club National du Disque CND 3

       

Pater noster

Bernard Levasseur (Baryton)
Jacques Boucher (Orgue Casavant)
St. John the Baptist Church, Montréal
Priez pour Paix
Eclectra ETA 2062

2004

Croquembouches,
6 pièces pour Alto Saxophone & Piano
(1926)

The Columbia Sessions
Christopher Creviston (Saxophone)
Hannah Gruber (Piano)
School of Music Recital Hall
University of South Carolina
(01-02/06/2011)

Albany TROY1341
2013

Sortie de Fête

Marie Ducrot, orgue
Carthagène 730548
1984, Réédition 2012

Sonate pour violon et piano (1922)
Boccacerie pour le piano, 5 portraits pour le Décaméron
(1924)
Danceries pour violon et piano
(1934)
Contemplation pour violon et piano
(1935)

Ilona Then-Bergh, violon
Michael Schäfer, piano
Enregistrement : 04/04-03/06/2012, Munich
Genuin 13271
Avril 2013

       
 
Sonate de jeunesse inédite pour violon et piano (1907)
Sonate pour violon et piano (1922)
Contemplation pour violon et piano (1935)
Danceries pour violon et piano (1935)
Eliot Lawson, violon
Diane Andersen, piano

Chamber Music, Vol. 1
Azur Classical AZC121
Rec. 2012 / Rel. 20-10-2014

Contemplation pour flûte et piano (1935)
Coralia Galtier (flûte)
Alain Raës (piano)

Albert Roussel : L'œuvre pour flûte et piano
Azur Classical AZC098
2016
Faust et Hélène (1913)

Lili Boulanger
Orchestration de Claude Delvincourt
(Obtiennent le 1er Grand Pris de Rome en 1913)
Chandos CHAN 9745
Lynne Dawson, soprano
Bonaventura Bottone, ténor
Jason Howard, basse
BBC Philharmonic
Yan Pascal Tortelier, conducteur

 
Claude Delvincourt
       
Francis Poulenc
Le jour m'étonne et la nuit me fait peur

(1943)
Poème de Paul Eluard (Figure humaine No.6)

Elsa Barraine
Avis

Poème de Paul Eluard

Joseph Kosma
Traquenard

Poème de Madeleine Riffaud
Résistante du Front National des étudiants

Jean Wiéner
Printemps de Danielle

Poème de Madeleine Riffaud

Louis Durey
Dans la grotte aux glaçons

Poème de Yves-Pierre Guillevic

Ensemble Vocal Français de Didier Bolay
Studio S.M. 369724 / Skarbo DSK 2980
2003

Francis Poulenc
C ("J'ai traversé les ponts de Cé")
: FP 122/1
(1943)
Poème de Louis Aragon

Henri Dutilleux
Chanson de la déportée
Poème de Jean Gandrey-Réty écrit lors de son retour de Buchenwald
(22 septembre 1945)

Mélodies à découvrir, Mélodies de toujours
Polymnie 160751
Anne Bacquet, soprano
Damien Rédonchelle, piano
2006

Figure humaine, cantate pour 12 voix (1943)
Poèmes de Paul Eluard : FP 120

Un soir de neige, petite cantate de chambre pour 6 Voix ou Choeur (1944)
Poèmes de Paul Eluard : FP 126

New London Chamber Choir
Helios CDH 55179
Réédition de Hypérion CDA66798
1995

Les Animaux modèles (ballet intégral) : FP 111
Le Lion amoureux intègre l'air de
"Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine"
comme un acte de résistance.

Orchestre Philharmonique du Luxembourg
Jonathan Darlington
Timpani 1C1146
1997

Francis Poulenc
       
Raffi Ourgandjian, orgue
Benoît Combreling, xylo marimba
Jean-Luc Rimey-Meille, gong et tam-tam
Marcal Classics MA101001
2010

Musique rituelle d'après le Bardo Thödol
pour grand orgue et percussions
(1966-1977)
(Livre des morts tibétain)
Premier prélude et fugue (1929)
Deuxième prélude et fugue (1930)
élévation
Reflets magyars

Musique Française au Féminin
Ensemble Latitudes
Triton TRI331136
2005

Elsa Barraine (1910-1999)
Ouvrage de Dame (1937)

Claude Arrieu (1903-1990)
Quintette en ut (1953)

Sarabande et Cortège (1942)
Sonatine pour flûte et piano (1943)
Pages de jeunesse - Youthful pages
Marc Trénel, basson
Vincent Lucas, flûte
Pascal Godart, piano
Indesens 004

Cinq mélodies
Barque d'or
Trois mélodies inédites
Chanson de la déportée
Quatre sonnets de Jean Cassou
San Francisco Night
Au gré des ondes pour piano solo
Petit air à dormir debout pour piano solo

Mélodies, intégrale et inédits
Studio Passavant PAS116022

François Le Roux, baryton
Valérie Condoluci, soprano
Olivier Godin, piano
Elsa Barraine (1910-1999) Henri Dutilleux (1916-2013)
       
Quatre Mélodies (1942-43) Quatre Mélodies (1942)
Sonnets de Jean Cassou (Orchestrés en 2011)
Sonnets de Jean Cassou (Orchestrés en 2011)
Féérie au clair de lune - Raymond Genty (18 juin 1942)
Funérailles de Fantasio - André Bellessort (15 juillet 1942)
Pour une amie perdue - Edmond Borsent (1er août 1942)
Regards sur l'infini - Anna de Noailles (août 1943)
Éloignez-vous (1945 redécouvert en 1954) **
Il n'y avait que des troncs déchirés (1955)
J'ai rêvé que je vous portais entre mes bras (1954)
La Geôle (1944) *
Il n'y avait que des troncs déchirés (1955)
J'ai rêvé que je vous portais entre mes bras
(1954)
Patrick Mason (Baritone)
Robert Spillman (Piano)
Bridge BCD 9058
Vincent Le Texier (Baryton)
The Orchestre national des Pays de La Loire
Pascal Rophé
BIS 1651 (SACD)
2015

Jean-Baptiste Dumora et Noël Lee (mp3) **

François Le Roux (baryton)
Orchestre National de Bordeaux Aquitaine
Hans Graf
Arte Nova 82876 63825 2 *

Gilles Cachemaille, baryton
Henri Dutilleux, piano
Erato

Renée Fleming, soprano
Orchestre Philharmonique de Radio France
Alan Gilbert
Decca 478 3500
2012
Henri Dutilleux (1916-2013)
       
Musique de Chambre
Quatuor Danel
Daniel Blumenthal (piano)
Calliope 9894
Œuvres pour piano
Daniel Blumenthal, piano
Etcetera KTC 1168
2001

L'intégrale pour piano
Stéphane Lemelin
ATMA Classique 22587
2013

Œuvres pour orchestre
Catherine Dubosc, soprano
Orchestre Symphonique et Lyrique de Nancy
Jérôme Kaltenbach
Marco Polo 8.223768
1994
Gaité Parisienne / Offenbachiana
Monte-Carlo Philharmonic Orchestra
Manuel Rosenthal, Conductor
Naxos 8.554005
1999
Manuel Rosenthal
       
Alexis Roland-Manuel (1891-1966)
Trio for Strings

Lun Jiang, violin
Ariel Rudiakov, viola
Michael Rudiakov, cello
Arkell Pavillion, Southern Vermont Art Center
07/30/1998

Manchester Music Festival 25th Anniversary
(1974-1999)
French Delights
Août 1999
Eroica Classical JDT3023

Georges Auric
Quatre chants de la France malheureuse

(1943)
Poèmes de Paul Eluard, Jules Supervielle,
Louis Aragon

Six Poèmes de Paul Eluard (1940-1941)

Trois Poèmes de Max Jacob (1945-1946)

Mélodies (La Mélodie Française, volume 11)
Sonia de Beaufort, mezzo-soprano
Martial Defontaine, ténor
Alain Jacquon, piano
Timpani 1C1156
1998

Louis Durey
Mélodies

Hyperion CDA67257
Francois LeRoux, baryton
Graham Johnson, piano
2002
Louis Durey
Musique de Chambre

Mandala
Ensemble Erwartung
Robert Desnos et Jean Wiéner (Arr. vocaux : Raoul Curet)
Les Quat' Jeudis
Les chantefleurs (Mono version)
Ducretet Thomson 260 V 098
BNF 3610154889825

Date de sortie d'origine : janvier 1955
Date de sortie : 2014
Robert Desnos et Jean Wiéner
Les Quat' Jeudis
30 Chantefables pour les enfants sages (Mono Version)
Ducretet Thomson 260 V 046
BNF 3610156023548

Date de sortie d'origine : 1 janvier 1955
Date de sortie : 9 avril 2014
Musique de Chambre
Bvhaast 1201
Jeroen de Groot (violin), Taco Kooistra (cello),
Ilona Stokvis (mezzosopraan), Marcel Worms (piano)
14 Mars 2001 - Singer Museum, Laren

Trois Danses (1955, arr. Marcel Worms)
Suite pour Violon et Piano (1923)
Sonata pour Violoncelle et Piano (1968)
Sept Petites Histoires (1924)
Deux Poèmes de Jean Cocteau (1924)
Trois Blues Chantés (1923)
Quatre Petites Pièces-Radio pour piano (1945-1947) 'Chantefleurs' pour voix et piano (1959)
'Chantefables' pour voix et piano (1955)

Musique pour piano
Bvhaast 9614
Marcel Worms (piano)
Septembre et Octobre 1996 - English Reformed Church

Deuxième Sonatine
Rêve
One Step
Sonatine Syncopée
3 Moments de Musique
Blues
Haarlem
3 Danses
Sonate

Jean Wiéner
Cinéma pendant la guerre sous le prête-nom de Roger Désormière
Madame et le mort
Louis Daquin (1942)
Le voyageur de la Toussaint
Louis Daquin (1942)
Le Mariage de Chiffon
Claude Autant-Lara (1942)
Le père Goriot
Robert Vernay (1944)
       
 
Les passagers de la grande Ourse
Paul Grimault – Court Métrage d’Animation (1942)
L’épouvantail
Paul Grimault – Court Métrage d’Animation (1943)
Le voleur de paratonnerres
Paul Grimault – Court Métrage d’Animation (1944)
 

 


Jacques François Antoine Marie Ibert
Gérard Michel
Jacques Ibert : L'homme et son œuvre
Musiciens de tous temps, 37
Seghers (1968)

Compositeur français, né le 15 août 1890, 4 Cité d'Hauteville,  à Paris 10e, ville où il est mort le 5 février 1962, dans le 16e arrondissement. Il étudie au Conservatoire de Paris de 1910 à 1914 avec Émile Pessard (1843-1917), André Gédalge (1856-1926) et Paul Vidal (1863-1931). Pendant la Première Guerre mondiale, il sert comme officier chez les fusiliers marins et, après la guerre, remporte le premier Prix de Rome en 1919. Il est nommé directeur de l'Académie de France à Rome (villa Médicis) de 1937 à 1940 et de 1946 à 1960.
Sans quitter ses fonctions à Rome, il est appelé en 1955 à prendre la charge d'administrateur de la Réunion des théâtres lyriques nationaux. Toutefois, à cause de sa santé fragile, de la lourdeur de la tâche et des attaques dont il faisait l'objet, il se retire dès 1956. La même année, il est élu membre de l'Académie des Beaux-Arts. Il a composé des opéras, des ballets, des musiques pour le théâtre, le cinéma et la radio, des œuvres vocales et instrumentales. Il est enterré au cimetière de Passy. En 1988, le conservatoire municipal du 19ème arrondissement prend son nom.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, officier de réserve de l'Armée de Mer, il est mobilisé le 12 septembre 1939, auprès de l'Attaché Naval à l'Ambassade de France à Rome tout en continuant à exercer ses fonctions à la Villa Médicis. Le 10 juin, Mussolini entraîne son pays dans la guerre. Jacques Ibert quitte Rome avec sa famille le lendemain par le train diplomatique pour arriver à Bordeaux (où s'est réfugié le Gouvernement français) le 17 juin. Embarqué sur le Massilia, le 21 juin 1940, avec 27 parlementaires et et 30 personnalités qui espèrent continuer le combat contre l'Allemagne depuis l'Afrique du Nord (Casablanca), il est accusé de trahison par le gouvernement de Vichy alors qu'il ne fait qu'obéir à un ordre de mission du ministère de la marine.
De retour à Marseille, car l'armistice a été signé, il est démobilisé en août 1940. Il devient "le vilain petit canard" de la musique française, rayé des cadres de la Marine par le gouvernement de Vichy, il est suspendu de ses fonctions de directeur de l'Académie de France à Rome, et voit en outre ses œuvres interdites. Elles n'apparaissent plus dans les programmes. Meurtri, les quatre années d'occupation le laissent dans un état de solitude morale et de vie semi-clandestine. Il reprend la composition de son Quatuor à cordes dont le manuscrit a été perdu et l'achève au Cap d'Antibes en 1942. Il séjourne en Suisse (octobre 1942 - juin 1943) où il tombe gravement malade (septicémie) puis en Haute-Savoie, à Saint-Gervais, jusqu'à ce que le Gouvernement Provisoire du Général de Gaulle le rappelle à Paris en août 1944 ce qui ne l'aidera pas à recouvrer une santé sans faille. Pendant cette période clandestine, il écrira entre autres :

Ouverture de fête pour orchestre (1940)
Commandée par le gouvernement français pour célébrer le 2600e anniversaire de la fondation de l'Empire japonais.
Créée à Paris en 1942, par la Société des Concerts du Conservatoire, direction : C. Munch.

Suite élisabéthaine pour orchestre (1942), extraite de la partition composée pour «Le Songe d'une nuit d'été» de W. Shakespeare (1942)
1. Prélude. – 2. Chasse. – 3. Entrée. – 4. Chanson des fées. – 5. Danserie. – 6. Cortège. – 7. Scherzo. – 8. Nocturne. – 9. Finale. (Nos 4 et 8 avec chœurs)
Pièce de Shakespeare, traduction de Victor Hugo
Création clandestine chez la Comtesse Lily Pastré à Montredon, dirigé par Manuel Rosenthal
Créée à Paris en 1946, par les Concerts Oubradous, direction : F. Oubradous.

Quatuor à cordes (1937-1942)
Dédié à son fils Jean-Claude, la Première fut donnée de façon quasi-secrète à Paris en 1943.
Cette œuvre est en quatre mouvements
1. Allegro risoluto – 2. Allegro assai – 3. Presto – 4. Allegro marcato

La tragique histoire du Docteur Faust (1942)
Texte de G. Boissy d'après l'œuvre de Christopher Marlowe. (vers 1588)
Créée en 1944 par la Radiodiffusion Française.

Barbe bleue, opéra bouffe radiophonique (1943)

Deux chansons de Melpomène (1943), pour voix soprano et piano ou clavecin (1943), paroles de William Aguet, extraites de l'opéra bouffe radiophonique « Barbe Bleue »

Quintette de la peur, pour chœur (S.S.A.T.B.) avec accompagnement de piano (1943), paroles de William Aguet, extrait de l'opéra bouffe radiophonique « Barbe Bleue »

Petite Suite en 15 images pour piano (1943)

Trio pour violon, violoncelle et harpe (Saint-Gervais, 1944)
"À Ramijou" (Jacqueline Ibert, fille du compositeur)
1ère exécution : Paris, Salle Gaveau, 17 juin 1946
Alfred Lowenguth (violon), Pierre Basseux (violoncelle), Jacqueline Ibert (harpe)

ainsi que 3 musiques pour le cinéma :

La Comédie du bonheur de Marcel L'Herbier (1942)
Félicie Nanteuil de Marc Allégret (1942)
Les Petites du quai aux fleurs de Marc Allégret (1943)

 

Ouverture de fête pour orchestre (1940)
La Voix De Son Maître 2C 069 - 12890
EMI L'Esprit Français CDM764276-2
EMI 20th Century Classics 094693-2 (2 CDs)
EMI Gemini 517639-2 (2 CDs)
Musical Heritage Society 44364-2
EMI
Orchestre National De l'O.R.T.F
Jean Martinon
1974

Naxos 8.554222
Orchestre des Concerts Lamoureux
Yutaka Sado
1996

Quatuor à cordes (1942)
Accord 472320-2
Westminster WXN 18659
Vega C 30 A 4
Forgotten Records 588
Ades 13288-2
Quatuor Parrenin
Jacques Parrenin, violon I
Marcel Charpentier, violon II
Serge Collot, alto
Pierre Penassou, violoncelle
1958
Quatuor à cordes (1942)
Complete Chamber Music Vol. 2

Olympia OCD 469
1997
Complete Chamber Music
Brilliant Classics 6486 (2 CDS)
2000
Nieuw Nederlands Strijkkwartet
Kees Hulmann, Mieke Biesta, violon
Gerrit Oldeman, alto
Marien Van Staalen, violoncelle
       
Suite élisabéthaine pour orchestre (1942)
Marco Polo 8.223508
Naxos Patrimoine 8.550980
Naxos 8.555568 (2015)
Daniela Kubrická, Soprano
Bratislava Slovak Radio Symphony Orchestra
Bratislava Slovak Philharmonic Women's Chorus
Adriano, Conductor
1993
Suite élisabéthaine pour orchestre (1942)
Vive Ibert!
Jacques Ibert Orchestral Works

Newport Classic NPD 85531
Eugenia Zukerman (flûte)
The Manhattan Chamber Orchestra
Richard Auldon Clark (Conducteur)
1993
Deux chansons de Melpomène (1943)
Mélodies
Musisoft PMP 007
Marie-Jose Dolorian, soprano
Carlos Cebro, piano
1996

Maguelone 110.120
Catherine Dune, soprano
Sylvie Lechevalier, piano
1998

String quartet (1937-1942)
Bridge Quartet
Colin Twigg, Catherine Shofield, violon
Michel Shofield, alto
Lucy Wilding, violoncelle

Trio for violin, cello & harp (Saint-Gervais, 1944)
Colin Twigg, Lucy Wilding, Bryn Lewis
Somm 0122
All Saints Church, Childs Hill, London, 6-7 September 2011
Rel. 2013
       
   
  Petite Suite en 15 images pour piano (1943)
Marco Polo 8.223409
Naxos 8.554720
Hae Won Chang (piano)
1991
Petite Suite en 15 images pour piano (1943)
Miniatures
Skarbo DSK 1057
Jean-Yves Sebillotte, piano
2016
 

 

André Jolivet (Paris, 8 août 1905 - Paris, 20 décembre 1974) est mobilisé en 1939, à Fontainebleau, part au combat et reçoit une médaille.
En 1940, lors de la défaite, il réussit à échapper à la capture par les troupes allemandes et, au moment de l'armistice, à se cacher près de Limoges, avec les 29 survivants
des 85 soldats de son bataillon anti-char. A son retour à Paris en 1941 et bien que son épouse, Hilda (née Ghuighui), soit juive,
il est nommé directeur de la musique à la Comédie-Française, poste qu'il occupera jusqu'en 1959.

A Limoges, il écrit des poèmes, inspirés par son expérience de la guerre, qu'il met en musique (pour voix et orchestre ou piano): Les Trois Complaintes du soldat ainsi que Messe pour le jour de la paix (1940)
A Paris, il compose clandestinement - entre autres - :
Petite suite pour flûte, alto et harpe (1941), Suite liturgique (1943), Nocturne pour violoncelle et piano (1943),
Poèmes intimes (1944) et Chant de Linos pour flûte et piano ou pour flûte principale, alto, violoncelle et harpe (1944)

 

La France résistante
Les trois complaintes du soldat
pour voix et orchestre

Orchestre de la Société du Conservatoire Paris
Pierre Bernac (Baryton)
Charles Münch (1943)
Cascavelle 3060
Mélodies, Vol. 1
Les 3 complaintes du soldat (1940) (Jolivet)
pour voix et piano
Poèmes intimes
(1944) (Louis Emie)

Lionel Peintre (Baryton)
Catherine Cournaud (Piano)
Suite liturgique (1943)
Christophe Crapez (Ténor)
Maguelone 111135
2013
Music Of Stillness
Messe pour le jour de la Paix (1940)
Thomas Keemss (Tambourin)
Eva Lebherz-Valentin (Soprano)
Peter Schumann (Orgue)
Ensemble Nunc
Michael Valentin
Signum 6900
Les enregistrements Erato
Suite liturgique (1942)
Mélodie avec petit ensemble
Maîtrise de l'ORTF.
Jacques Jouineau
Chant de Linos pour flûte, violon, alto, violoncelle et harpe (1944)
Quintette Marie-Claire Jamet
Poèmes intimes (1944)
Colette Herzog, soprano
Orchestre Philharmonique de Strasbourg
Alain Lombard
Erato 61320-2 (4 CDs)
2004

 


Marcel Mihalovici
(Bucarest le 22 octobre 1898 - Paris le 12 août 1985)

Entre 1908 et 1918, Mihalovici suit les cours de violon de Franz Fischer et Bernard Bernseld - un élève d'Enescu -, d'harmonie de Dimitri Cuclin et de contrepoint de Robert Cremer  dans sa vile natale.
Grâce à Bernseld, le jeune musicien, précoce (il compose ses premières pièces à l'âge de onze ans), est très tôt repéré et encouragé par Enescu. Il en deviendra l'héritier spirituel, statut renforcé par les liens étroits qui les unissent durant les dernières années de la vie du maître à Paris.
C'est dans la capitale française que le jeune musicien débarque en 1919, suivant ainsi les conseils de son mentor. Jusqu'en 1925, Marcel Mihalovici poursuit sa formation à la Schola Cantorum.
Il profite alors des enseignements de Vincent d'Indy (composition et direction d'orchestre), de Léon Saint-Réquier (harmonie), d'Amédée Gastoué (violon) et de Nestor Lejeune (violon).
Dès 1921 il se fait remarquer en emportant le deuxième prix de composition du Concours Enescu en Roumanie (pour sa Sonate pour piano et violon n°1).
En 1928, avec quelques autres compositeurs étrangers installés en France – le polonais Alexandre Tansman, le Tchèque Bohuslav Martinu, le Suisse Conrad Beck, le Hongrois Tibor Harsànyi et le Russe Alexandre Tcherepnine –,
Mihalovici participe à un concert assez marquant pour que les critiques les réunissent sous l'expression «école de Paris» par assimilation avec l'école de Paris des peintres.
Bientôt d'autres musiciens les rejoignent : le Russe Igor Markevitch et l'Autrichien Alexandre Spitzmüller.
Compositeur militant, Mihalovici devient un animateur de la vie musicale parisienne.
En 1932 il participe à la fondation du Triton, société de musique contemporaine et vitrine musicale à la fois qui réunit les compositeurs les plus en vue de l'époque : Milhaud, Ibert, Tomasi, Honegger et, bien sûr, certains des membres de l'école de Paris.
De même, il est cofondateur de la société des compositeurs roumains.
En 1939-1940, Mihalovici lance l'AMC (Association de la Musique Contemporaine). En été 1940, alors que Paris est occupé, avec l'aide de Irène et Lizica Codreanu et de leur fils François, Mihalovici et son épouse, la pianiste Monique Haas, (Ils sont Juifs tous les deux et compagnons de route du Parti Communiste) s'exilent à Cannes. Il y écrit les Sonates Op. 45 (violon et piano) et Op. 47 (alto et piano), ainsi que les Ricercari Op. 46 pour piano. En 1944 il travaille à la Symphonie Op. 48. Pendant cet exil forcé Mihalovici connaît la peur permanente et l'attente est insupportable. Après que la Gestapo ait fouillé plusieurs fois son appartement, Mihalovici entre dans la clandestinité et, jusqu'à la fin de l'occupation, il a vécu caché chez des amis à Mont-Saint-Léger. A cette époque, il participe à l'organisation de résistance Front national, qui publie des œuvres de compositeurs persécutés par les nazis.
Après que la guerre, revenu à Paris, il « s'impose comme l'une des figures marquantes du monde musical » (Alain Paris). Il continue à être souvent sollicité et joué, notamment, par la Radio française. L'une de ses ultimes compositions, peu avant sa mort, sera une commande du violoniste Yehudi Menuhin. Il a aussi été l'ami, notamment, de Samuel Beckett, de Vladimir Jankélévitch et de Pierre Jean Jouve. Naturalité Français en 1955, il se partage alors et jusqu'à la fin de sa vie entre la composition, la promotion de la musique et l'enseignement.

Complete Recordings
Deutsche Grammophon 4776201
(2006)
Monique Haas, piano
CD 8/8

Violin Sonata pour violon et piano No.2 Op.45
Max Rostal, Violin
Enregistrement Hannover, Beethovensaal
6-7 Octobre 1958

Ricercari pour piano Op.46
Recording: Hannover, Beethovensaal
24 October 1951

Inédits Monique Haas
Tahra 567 - Série solistes

Toccata pour piano et orchestre Op.44
Sinfonieorchester des Bayerischen Rundfunks
Rudolf Albert, direction
Enregistrement Live du 4 avril 1952
Mai 2005

Monique Haas interprète Mihalovici
Erato STU70634 (LP)

Piano Sonata, op.90
Exercise for Strings, op.80

Orchestre de Chambre
Jean-Francois Paillard

Etudes in two parts
Ensemble Ars Nova
Marius Constant

Tibor Harsányi : A Hungarian in Paris
Naxos 8.573556

Charles Wetherbee (violin & viola)
David Korevaar (piano)
29 April 2016

Violin Sonatina
Violin Sonata
3 pièces de danse
Viola Sonata

 

La Comtesse Pastré hébergera des musiciennes d’origine juive :
Lily Laskine (Aimée Émilie Laskine) - 31 août 1893, Paris IXe - 4 janvier 1988, Paris XVIe, harpiste d'origine russe
Youra Guller (Rose-Georgette Guller) - 16 mai 1895, Marseille - date et lieu de décès inconnu (1980 ou 1981, Paris, Genève, Londres, Munich), pianiste d'origine Russe et Roumaine
Monique Haas - 20 Octobre 1909, Paris - 9 juin 1987, Paris, pianiste (grand-père natif du Palatinat)
Madeleine Grey née Madeleine Nathalie Grunberg - 11 juin 1896, Villaines-la-Juhel, Mayenne - 13 mars 1979, Paris, mezzo-soprano d'origine Russe
Clara Haskil (hébreu : השׂכיל) -  Janvier, 7, 1895, Bucarest, Roumanie - Décembre, 7, 1960, Bruxelles, Belgique, pianiste issue d'une famille roumaine juive séfarade.

 

Georges Auric, Youra Guller et Clara Haskil
chez la comtesse Lily Pastré au château de Montredon
Tibor Harsànyi
27 juin 1898 à Magyarkanizsa, Hongrie - 19 septembre 1954 à Paris
(Réfugié à Cannes puis à Valençay (Indre) en 1943
après que les Allemands aient occupé la zone contrôlée par les Italiens)
Lily Laskine et Maurice Ravel
1925
   
Gérard Zwang
Mémoires d'une chanteuse française
La Vie et les Amours de Madeleine Grey (1896-1979)
ISBN : 978-2-29605-240-6
L'Harmatan, 2008
Youra Guller
(Rose Georgette Guller, dite Georgette Guller)
(14 mai 1895, Marseille - ?)
Monique Haas
(Paris le 20 octobre 1909 - Paris, 9 juin 1987)
Jerôme Spycket
Clara Haskil
Payot (Lausanne, 1976) - "Les Musiciens"
ISBN : 2-60100-389-8
Petite Bibliothèque Payot
ISBN : 978-2-22888-467-9
1992

 

Brigitte Massin
Les Joachim
Une famille de musiciens

Fayard (1999)
ISBN: 2-213-60418-5
Irène Joachim
(13 mars 1913, Paris - 20 avril 2001, Paris)
Petite-fille du violoniste, chef d'orchestre et
compositeur Joseph Joachim et du peintre de
l'école de Barbizon Ferdinand Chaigneau
Pelléas et Mélisande
Enregistrement intégral en 20 Disques 78t

Irène Joachim et Jacques Jansen
Direction: Roger Desormière
La Voix de son Maître DB5161-5180
Salle de l'ancien Conservatoire
24 avril au 26 mai 1941
     
Claude Debussy
Pelléas et Mélisande

Jacques Jansen (Pelléas); Irène Joachim (Melisande); Henri-Bertrand Etcheverry (Golaud);
Germaine Cernay (Geneviève); Paul Cabanel (Arkel); Leila Ben Sedira (Yniold);
Émile Rousseau (un berger); Armand Narçon (le médecin);
Choeurs Yvonne Gouverne
Orchestre Symphonique du Conservatoire
Roger Desormière (Chef d'orchestre)
Enregistrement 24 avril au 26 mai 1941
Salle du Conservatoire
EMI 761038-2 / EMI 545780-2
Grammofono
Andante 3990
Yves Nat
Mélodies (5), pour voix et piano

Irène Joachim, soprano
Yves Nat, Piano
Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire
Charles Munch, direction
Enregistré Studio Albert à Paris le 1er juin 1943
78t : AFAA AA 31 (Part. 1968/69)
Enregistrements 3 juin 1943
Coffret du 50è anniversaire (15 CDs)
EMI 347826 2
Marcel Delannoy
Ginévra
(Livret: Julien Luchaire, d'après Boccace)
Pathé Marconi PDT 76-78
(matrices: CPTX 542-547)
Irène Joachim (Ginévra)
Martha Angelici (Catherine)
Eliette Schenneberg (Nurse)
Henry Etcheverry (Ambrogio)
Paul Derenne (Chanteur)
Camille Maurane (Doria)
Orchestre de l'opéra comique
Roger Désormière
Enregistrement 9 Juin 1943
Paris, Studio Albert
Marston

 

The Art of Youra Guller
Legendary Artist
Doron 4012

Frédéric Chopin
2009
The Art of Youra Guller (1895-1980)
The Legendary Artist
Nimbus NI 5030

Septembre 1975, Nimbus Studios

 

Edouard Kriff (Joseph Edouard Krihiff)
Chanteur d'opéra (ténor) français
Alger le 3 août 1905 - Paris le 19 mars 1966

En septembre 1938 Jacques Rouché l'engage pour son premier contrat à l'année au Théâtre National de l'Opéra de Paris. Il chante les rôles de Samson du Samson et Dalila de Saint-Saëns, Radamès d'Aida de Verdi puis Faust de la Damnation de Faust de Berlioz.
En 1939, il se marie et devient père d'un enfant. La guerre est déclarée. Il est soldat à Laon.
Après l'armistice de juin 1940, il est contraint de passer en zone libre. Au moment de l'exode, début juillet 1940, il quitte la capitale avec sa famille à laquelle s'est jointe sa mère Fortunée, née Tubiana (veuve de guerre). Après l'Armistice, il tente de revenir en zone nord (la France étant coupée en deux) mais est refoulé par les Allemands en tant que juif à Chalon (s/Saône) le 2 août 1940. Il s'installe à Marseille où l'Opéra l'accueille. On le voit et on l'entend à la Radio Nationale, la plupart du temps sous la direction de Paul Bastide dans une trentaine de premiers rôles. Au soir du 21 janvier 1943, il interprète le rôle de Mario : - "...Et je n'aimais jamais autant la vie !" et rentre chez lui, 33 rue du Musée. Le lendemain, il est arrêté par la police collaborationniste française, en même temps que sa mère, dénoncés en tant que juifs par des employés du théâtre, du moins s'il faut en croire les dires de l'officier allemand qui l'interroge à la prison des Baumettes. Fortunée Kriff sera enfermée à Compiègne puis à Drancy avant d'être portée disparue à Majdanek le 27 mars 1943.
Lui prit la décision de s'évader. Il parviendra à sauter du train pendant la nuit du 24 au 25 janvier, sera recueilli par un prêtre puis un médecin et amené dans une famille de Firminy, les Durif pour y être soigné. Muni d'une fausse carte d'identité, il regagnera Marseille, sera caché pendant deux mois par la famille Josuan au Lycée musical du 10 boulevard Salvator puis la famille Mansio à Bouc-Bel-Air avant de pouvoir être évacué dans l'Ardèche où, avec sa femme et son fils, il attendra grâce à des maquisards ardéchois la libération de Paris. En 1944, il reprend ses activités à l'Opéra-comique.

 

Récital d'Airs d'opéras et chansons napolitaines
Malibran Musique MR620
Louise de G. Charpentier
Malibran Musique MR737

Boué, Kriff, Musy, Michel, Gilly, Cluytens & Wolff
(Genève et Opéra-Comique)

 


Les Juifs sont chassés du Conservatoire de Musique

Pendant l'occupation allemande de la France, Jacques Chailley était le Secrétaire Général du Conservatoire National de Musique de Paris. Le 3 octobre 1940, le directeur du Conservatoire, Henri Rabaud (qui sera remplacé par Claude Delvincourt le 15 avril 1941), charge Jacques Chailley de prendre contact avec les autorités nazies, pour savoir que faire des professeurs et des élèves juifs, avant que les premières lois les concernant ne soient promulguées le 18 octobre par le gouvernement de Vichy, et alors que le Conservatoire dépend des autorités françaises.
Du 4 au 10 octobre, Jacques Chailley se charge pratiquement seul, de ficher les élèves, en indiquant «juif, 3/4 juif, 1/2 juif ou 1/4 juif», devant le nom de chaque élève.
Deux ans plus tard, le 21 septembre 1942, suite à une demande du ministre Abel Bonnard, cette liste permet d'exclure rapidement tous les élèves juifs de l'établissement malgré les réticences de Delvincourt. Il ne restait plus que trois professeurs juifs  - André Bloch, Maurice Franck, et Lazare Lévy (1882-1964) - sur les 75 enseignants, et vingt étudiants juifs sur 580 élèves dont quinze étaient considérés "partiellement Juifs" selon les critères des lois anti-juives de Vichy. (*)
Le directeur de l'institution, Claude Delvincourt (1888-1954), rejoignit les mouvements de résistance en septembre 1942.
Jules Boucherit (1877-1962), un des professeurs de violon les plus respectés du Conservatoire, fut révolté par le sort qui était réservé à ses étudiants juifs. Le second statut des juifs ainsi que les déportations, le scandalisèrent à tel point qu'il décida de cacher cinq de ses élèves pourchassés.
"Sous le prétexte d'une santé précaire, et avec l'assentiment du directeur administratif,  [Jules Boucherit] transféra ses cours  à la villa de Bourron-Marlotte 'La Chansonnière', près de Fontainebleau. Cette maison lui avait été laissée par la pianiste Magda Tagliaferro, alors en mission en Amérique du Sud et aux États-Unis.
Les cinq élèves cachés à Bourron-Marlotte étaient Devy Erlih, futur professeur à l'école Normale de Musique; Ivry Gitlis; Charles Cyroulnik; Denise Soriano (1916-2003) - En dépit des difficultés, Denise Soriano réussit à les rejoindre; elle avait été dénoncée comme Juive.-  et Michel Schwalbe, qui devient plus tard premier violon de l'Orchestre Philharmonique de Berlin dirigé par Herbert von Karajan. Aucun d'entre eux ne fut arrêté. Boucherit non plus.
En février 1993, Jules Boucherit fut nommé de façon posthume, "Juste parmi les Nations" lors d'une cérémonie organisée à Jérusalem par l'institut "Yad VaShem" chargé de maintenir la mémoire de la Shoah. Cette distinction, est réservée aux non-juifs ayant sauvés des juifs pendant la 2ème guerre mondiale. En décembre 1994, son épouse, Denise Soriano (il s'étaient mariés en 1956) alla recevoir cet honneur en son nom.
(*) Revue "Musicologie"

François Coadou : La musique en France sous l'Occupation (2005)
Jean Gribenski : L'exclusion des juifs du Conservatoire (1940-1942) (28/4/2011)
Articles LM 401 - 826 et LM 403 - 907 de "La Lettre du Musicien"
Jean-Marc Warszawski : Jacques Chailley (19/05/2011)
Jean-Marc Warszawski : Le Conservatoire National sous l'Occupation : Jacques Chailley, l'histoire et la mémoire (19/05/2011)

Monsieur Dominique Chailley, fils de Jacques Chailley, conteste les faits mis en exergue par les chercheurs, historiens et musicologues tels que Jean Gribenski, professeur émérite d'histoire - Myriam Chimènes, directrice de recherche au CNRS -
Laure Schnapper-Flender, Professeur agrégée EHESS - Yannick Simon, Professeur à l'université de Rouen - Karine le Bail, chercheuse au CNRS et à l'EHESS - Sara-Elena Iglesias Munoz, docteure en musicologie.
Je laisse à ces personnes la responsabilité de leurs propos.

 

André Bloch
14 janvier 1873, Wissembourg (Bas-Rhin) - 7 août 1960, Paris
Maurice Franck
22 avril 1897, Paris IXe - 21 Mars 1983, Paris, XVIIe

Au début de la guerre, Maurice Franck a été fait prisonnier et envoyé dans un Oflag. Il a été libéré le 14 août 1941, mais de retour à Paris, il est de nouveau arrêté le 12 décembre 1941 à Paris, lors de la "rafle des intellectuels Juifs" et interné au Camp de Royallieu à Compiègne. Il y a dirigé un petit chœur amateur (1). Transféré à Drancy en avril-août 1942 (2), il est rapidement libéré, grâce à l'action de sa deuxième femme, Marcelle Horvilleur, également musicienne (qu'il avait récemment épousée le 6 septembre 1941 à Paris XVIIe), et à l'aide de certains milieux artistiques (3), dont Henri Rabaud qui a fait valoir son engagement volontaire lors de la première guerre mondiale, et ses décorations de la Croix de Guerre et de la Légion d'Honneur (4).

(1) "Le Camp Juif de Royallieu Compiègne 1941-1943"
 par Castro / Gompel / Jacob-Rick Kohn / Rousso / Rutkowski / Wellers.
(Éditions Le Manuscrit, 18.10.2007, ISBN : 978-2-30400-474-8)
(2) "Obéir: Les déshonneurs du capitaine Vieux - Drancy 1941-1944" par Didier Epelbaum.
(Éditions Stock, 28 octobre 2009, ISBN : 978-2-23406-136-1)
(3) "Le Pull-Over de Buchenwald : J'avais 14 ans dans les camps de la mort" par Bertrand He rz.
(Éditions Tallandier, 22 janvier 2015, ISBN : 979-1-02100-705-5)
(4) "L'exclusion des Juifs du Conservatoire" par Jean Gribenski
dans "La vie musicale sous Vichy" dirigé par Myriam Chimènes.
(Éditions Complexes, 2001, ISBN : 978-2-87027-864-2)

Lazare Lévy
18 janvier 1882, Bruxelles - 20 septembre 1964, Paris

 

Denneriana
Recital Favorites for Clarinet and Piano
James Jones (Clarinet)
Karen Schlabaugh (Piano)
Centaur 2738
Trio pour hautbois, clarinette et basson
Trio d'Anches de Monte Carlo
Jean-Paul Barrellon, hautbois
Daniel Favre, clarinette
Jacques Petit, basson
REM 311240 XCD
« L'Ecole Lazare-Lévy »
(Clara Haskil, Solomon et Monique Haas)
Tahra 556-558

Piano Archives: Volume 1
Prelude No.1
Tahra TAH 591

 

Les Secrets du violon
Souvenirs de Jules Boucherit (1877-1962)

Marc Soriano (Sous la direction de)
Les Cendres (1993)
Collection Itineraire Musical
ISBN : 978-2-86742-045-0

Villa de Bourron-Marlotte, chez Jules Boucherit en 1935.
De gauche à droite : Melle Charmasson, Melle N..., Denise Soriano et son chien, Jacques Chailley (à l'arrière),
Céliny Chailley-Richez (épouse de Marcel Chailley), Jules Boucherit, Marcel Chailley (père de Jacques), Eldar Aram et Ivry Gitlis.
Source : Coll. Dominique Chailley; Crédit : (DR)


Jules Boucherit à sa villa "La Chansonnière" de Bourron-Marlotte en 1942.
Denise Soriano avec son professeur (et futur époux), Jules Boucherit, ainsi que les violonistes Devy Erlih (gauche) et Serge Blanc, juif d'Europe centrale (droite)
Source : Coll. Serge Blanc; Crédit : (DR)

Jules Boucherit et ses disciples
Green Door GD-2039 (Japan)
The Great Violinists, Vol. 23
Symposium 1349
Denise Soriano
Forgotten Records 569
2013

 

Les élèves protégés par Jules Boucherit

Serge Blanc
Juif d'origine Roumaine
Il a la chance de porter un nom typiquement français et entre au conservatoire en 1942.
Charles Cyroulnik
1er mars 1923, Paris
Son frère, émile, est arrêté puis déporté et assassiné à Auschwitz-Birkenau le13 février 1942
Devy Erlih
5 novembre 1928, Paris - 7 février 2012, Paris
Ivry Gitlis - עברי גיטליס
22 août 1922, Haïfa,
Palestine sous mandat anglais.
Pendant la guerre, il quitte la France et se réfugie à Londres où il joue pour l'armée britannique tout en se portant volontaire pour travailler dans une usine de munitions.
       
   
  Denise Soriano
15 janvier 1916, Le Caire, égypte
(Père grec naturalisé français)
5 mars 2006, Paris
Sous l'occupation, elle doit interrompre sa carrière et se cacher ayant été dénoncée n 1942 comme étant de religion juive.
Michel Schwalbé
27 octobre 1919, Radom, Pologne
8 octobre 2012, Berlin, Allemagne
élève de Moritz Frenkel, il est diplômé de l'Académie de Musique de Varsovie (1931)
Pendant la guerre, il est soliste dans l'Ensemble Symphonique de Lyon (1942-44), puis violon solo de l'Orchestre de la Suisse Romande à Genève de 1944 à 1946.
 

 

Odette Gartenlaub
13 mars 1922, Paris - 19 septembre 2014, Paris

Odette Gartenlaub 25 septembre 1942
Lettre d'exclusion du Conservatoire
Signée Claude Delvincourt

Odette Gartenlaub, l'aînée de 4 enfants, est née à Paris le 13 mars 1922, d'un père bijoutier (Jacques) né en Bucovine (alternativement autrichienne, roumaine et ukrainienne) et d'un mère (Pauline) anglaise. Ils se marient en 1921 à Paris et sont naturalisés français en 1927.
Elle commence l'apprentissage de la musique dès l'âge de 7 ans. Deux ans plus tard elle entre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris où elle obtient la même année une première médaille de solfège. Lauréate à 15 ans du premier Concours International Gabriel Fauré, elle perfectionne ensuite sa technique pianistique auprès de Lazare Lévy et Yves Nat, poursuit ses études d'écriture avec Olivier Messiaen et Noël Gallon et étudie la composition avec Henri Busser et Darius Milhaud, et l'histoire de la musique auprès de Maurice Emmanuel et Louis Laloy.
Après l'invasion de la France, Jacques Gartenlaub est obligé de signaler son entreprise comme juive, et sa bijouterie est aryanisée. L'appartement dans lequel ils habitaient est confisqué par les autorités françaises en 1941. Ils confient des bijoux et des objets précieux qu'ils ont réussi à emporter à Georgette Cheverry - le professeur de musique d'Odette - qui vit seule à Paris avec son petit garçon, tandis que son mari, médecin a été fait prisonnier par les Allemands.
Odette ne peut plus s'inscrire au Conservatoire interdit aux Juifs à partir de juin 1942, tout comme l'accès aux jardins publics, aux théâtres, aux cinémas... et n'ont accès aux magasins d'alimentation qu'une heure par jour. Elle entre à l'UGIF (Union générale des Israélites de France) en tant qu'assistante sociale.
Les 16 et 17 juillet 1942, lors de la rafle du Vel' d'Hiv' à Paris et dans son agglomération, visant les familles juives étrangères, 13 000 personnes sont arrêtées dont 4000 enfants. De nombreux de leurs amis et connaissances sont arrêtés et déportés. Les Gartenlaub ne sont pas raflés.
Le 18 juillet 1943, Odette entend qu'une nouvelle rafle va avoir lieu dans la nuit et en attendant de trouver une meilleure solution, elle emmène ses petites sœurs chez Georgette Cheverry. Son frère, Georges a réussi à passer en zone sud et est entré dans la résistance. Georgette retire l'étoile jaune de leurs vêtements, les brûle et cache les fillettes à la campagne où elles resteront jusqu'en 1945 pour finir leur année scolaire avant de retrouver toute leur famille saine et sauve. A Paris, elle reste en contact avec Jacques et Pauline Gartenlaub et leur fille Odette.
Malgré l'interruption de ses études de musique jusqu'en 1945, Odette obtient un Premier Grand Prix de Rome en 1948 avec la mise en musique d'un poème d'une centaine de vers de Charles Clerc à la gloire de Sainte-Geneviève. Après trois années passées à la Villa Médicis, alors dirigée par Jacques Ibert, qui lui laisseront "une émotion inoubliable", elle rentre à Paris et poursuit une carrière de pianiste et de compositeur. En 1987, Georgette Cheverry a été nommée "Juste parmi les Nations" par le comité de "Yad VaShem"

Hommage à Odette Gartenlaub (1922-2014) par Frédéric Gaussin

 

Works for Horn and Piano by female Composers
Odette Gartenlaub : Pour le Cor
Lin Foulk, cor
Martha Fischer, piano
Four Elements
Johannes Brahms
Deux Sonates pour Clarinette et Piano
Odette Gartenlaub, Piano
Guy Deplus, Clarinette
Le Club Français du Disque 374
Devy Erlih, violin
Maurice Bureau, piano
Ducretet-Thomson DTL93103 (LP 33 T/m)
The Paris recital 1952
Devy Erlih, violin
Maurice Bureau, piano
Live Recording, Radiodiffusion-Télévision Française
15 December 1952, Salle Gaveau, Paris
Meloclassic MC2024

 

Occupation, Résistance & Libération


Isabelle Rivé-Doré
Somogy
ISBN : 2-85056-720-5
Janvier 2004

 

Bernard Lonjon
Nuit et Chansons
Les chanteurs français face aux années noires

Éditions du: Moment (31/03/2011)
ISBN : 978-2-35417-094-3
253 pages
Chantons sous l'Occupation
DVD
Réalisation : Andre Halimi
Production : Argos Films, France / Films Armorial, France / INA, France
Chef monteur, Henri Colpi
Distribution, Artédis, France

Livre
André Halimi
SBN : 2-7475-4389-7
Juin 2003

Les Chansons de la Libération
DVD

L.C.J. éditions et Productions
2006
       
Complainte du Partisan
Paroles de Emmanuel d'Astier de la Vigerie dit "Bernard"
Musique de Anna Marly
Anna Marly (Betoulinsky)
30 octobre 1917, Saint-Pétersbourg
15 février 2006, Alaska
Le Chant de la Libération ou
"Chant des Partisans"

Paroles de Maurice Druon et Joseph Kessel
Musique de Anna Marly

 

Chantons sous l'Occupation
Pickwick PFK 540302
Verboten! - Les voix de la liberté
La 2ème Guerre Mondiale à travers des oeuvres interdites de diffusion sous l'occupation
Blanche-Net BL-HF-044
Anthologie Chanson Française
Enregistrée Les années 1940-1950
Universal Music France
Epm 989722 (10 CDs)
La vie quotidienne en chansons
Sous la drôle de guerre et l'occupation
1939-1944
Forlane 619109
       
La Résistance en chantant. 1939-1945
+ CD audio

Sylvain Chimello, Serge Domini
Editions Autrement
ISBN : 2-74670-563-X
2004
Anna Marly
Troubadour de la Résistance
Livre-album + CD

Tallandier / Historia
ISBN : 2-23502-279-0
Les chants de la Résistance et de la Libération
Anna Marly

Textes dits par Claude Dauphin
Dpi 320e847
AERI 2-2003-2
       
Chants de la Résistance et de la Déportation
Le Chant des Partisans Français

Chorale Populaire de Paris
Gilbert Martin
Le Chant des Marais
Chorale de la Fédération Musicale de Paris
Ilya Holodenko
FNDIRP 45-2022 (45t)
La Résistance, ses chants et ses poètes
Adès 203682 (2 LPs / 2 CDs)
Chants, Poèmes et Discours du Temps de la Résistance
LCD (2 LPs)
Chant Du Monde LDX274734
       
La Grande épopée de la Libération
Marianne Mélodie 252
(3 CDs)
Jours Heureux de la Libération
Marianne Mélodie 260
(4 CDs)
Les Chansons de la Libération
Solidor
100 Refrains pour la Libération
EMI 07243 571951 2 6
(4 CDs)
       
     
Les chansons oubliées de la guerre 39-45
Marianne Mélodie 445234

Janvier 2014
     

 


Alexander Paucker, alias Francis Chagrin, Compositeur et chef d'orchestre
15 Novembbre1905, Bucarest, Romanie1905, Bucarest, Romanie
10 Novembre 10 1972 , Hampstead, Londres, Angleterre
 
Alexander Paucker est né à Bucarest, en Roumanie, dans une famille juive. Peu disposés à laisser leur fils se consacrer à la musique, ils l'envoyèrent à Zurich pour suivre une école d'ingénieur avec succès.
Cependant, il s'inscrit secrètement au conservatoire de musique de cette ville d'où il sortit diplômé en 1928.
Devant le refus de la famille de le laisser continuer dans cette voie artistique, il quitta le domicile familial pour Paris où il adopta son nouveau nom à consonance française : Francis Chagrin.
C'est en jouant dans les cabarets et les cafés, en écrivant des chansons populaires, qu'il réussit à financer de 1933 à 1936 ses études musicales à  l'École Normale de Musique de Paris avec, entre autres, Paul Dukas et Nadia Boulanger parmi ses professeurs.
En 1936, il s'installe au Royaume Uni. Au début de la deuxième guerre mondiale, il est nommé directeur musical et compositeur des programmes de la BBC en français : "Les Français parlent aux Français."
En janvier1943, il fonda "The Committee for the Promotion of New Music" (qui devient la "Society for the Promotion of New Music") pour favoriser l'éclosion des jeunes musiciens.
Cette société fut présidée par Ralph Williams Vaughan avec Arthur Bliss comme vice-président.
En 1948, en récompense des services rendus pendant la guerre, le gouvernement français le nomma "Officier d'Académie".
Une des fonctions importantes de Radio-Londres fut de diffuser des chansons françaises célébrant la résistance.
Certaines furent composées en Angleterre telles que
‘Le Chant des Partisans’
de Joseph Kessel, Maurice Druon et Anna Marly
‘La Chanson du Maquis’ de Maurice van Moppes et Francis Chagrin
D'autres, composées en France furent envoyées à Londres,
‘L’Hymne de la Résistance’ de Marcel Salin
‘Les Amis du Maquis’
de Blanche Gabrielle
‘La Chanson de la Résistance’ de Jean Nocher
En 1951 Francis Chagrin constitua son propre orchestre de chambre.
En 1955 il composa la musique du film, "The Colditz Story". En 1956, la "Fantaisie roumaine pour harmonica" fut dédiée à Larry Adler.
En 1956, Gerard Hoffnung (né en 1925 à Berlin) organise au Royal Festival Hall de Londres un concert symphonique de pièces burlesques dues à des compositeurs britanniques réputés :
Malcolm Arnold, Francis Chagrin, Joseph Horowitz, Gordon Jacob, Franz Reizenstein, Humphrey Searle, Matyas Seiber et Donald Swann.
Le point culminant de ces concerts est l'opéra, écrit par Reizenstein, sur un livret de William Mann « Let's fake an opera » ou « The Tales of Hoffnung» (« Truquons un Opéra » ou « Les Contes d'Hoffnung»)
Devant un immense succès, le Festival Hoffnung connaîtra deux éditions supplémentaires en 1958 et en 1961.
Francis Chagrin composa plus de 200 musiques pour le cinéma et la télévision.
In 1963, il remporta le Prix International Harriet Cohen en tant que compositeur de musique de film de l'année.

 

Symphonies n° 1 et n° 2
Naxos 8.571371

BBC Symphony Orchestra
Martyn Brabbins
16 février 2016
The Film Music
Chandos Movies 10323

BBC Philharmonic
Rumon Gamba
Studio 7, New Broadcasting House, Manchester
29 & 30 Juin 2004
Music from Paris
Sept Petite Pièces pour 8 Instruments
Albany TROY1127

Atlanta Chamber Winds
Robert J. Ambrose, direction
14 juillet 2009

 

Exil des Artistes de Music-Hall


Renée Lebas
23 avril 1917 - 18 décembre 2009, Paris
(Parents d'origine roumaine)

Avec l'arrivée des troupes allemandes à Paris, sa carrière est chamboulée est interrompue et elle se rend en zone libre. (Elle rejoint Michel Emer et Paul Misraki).
Elle se réfugie à Lausanne et y chante "Exil" de François Reichenbach et Philippe Gérard. ainsi que "14 juillet". Son père et sa soeur cadette sont emportés dans la rafle du Vel' d'Hiv' en juillet 1942.
Après la Seconde Guerre mondiale, Renée Lebas abordera dans diverses chansons le thème de la Shoah, à commencer par "La Fontaine endormie" (1956), écrite en hommage à sa sœur, jamais revenue d'Auschwitz.
Diverses chansons sont inspirées du folklore juif ashkénaze, comme "Tire, tire l'aiguille" et "Mammy".
Elle chantera aussi "Garde l'Espérance" sur la musique de la "Hatikva", l'hymne de l'état d'Israël. (En 1981, Radio J en avait fait son générique d'ouverture d'antenne)

Marie Dubas
3 septembre 1894 - 21 février 1972, Paris
(Parents d'origine polonaise)

Alors qu'elle se trouve en Amérique du Sud, elle est surprise par la déclaration de guerre, elle y reste jusqu'au début 1940. Elle séjourne ensuite au Portugal. Marie Dubas est interdite de scène et de radio
suite au décret du gouvernement de Vichy du 3 octobre 1940. Elle est condamnée à chanter à l'étranger, notamment au Maroc.
Elle arrive tout de même à passer en zone libre et à s'y produire. Les rafles se multiplient après celle du Vel' d'Hiv' (juillet 1942), même en zone libre.
Marie Dubas se réfugie en Suisse et s'installe à Lausanne,
où elle retrouve Renée Lebas.
Elle continue la scène
(Moulin Rouge de Genève, Théâtre Municipal de Lausanne...)
et chante beaucoup à la radio. Début 1944, elle crée à Radio-Genève,
"Ce soir je pense à mon pays", une chanson autobiographique, composée par Philippe Gérard sur un texte de François Reichenbach.

Ray Ventura
16 Avril 1908, Chateaudun (Eure-et-Loire)
29 Mars 1979, Palma de Majorque (Espagne)

C'est après dix ans de gloire en France que Ray Ventura (qui était juif) et ses Collégiens se replient en zone libre (1940-41) puis doivent quitter la France pour fuir les lois antisémites de Vichy.
C'est ainsi que Coco Aslan, Loulou Gasté, Paul Misraki, Guy Paquinet, Micheline Day, rejoints par quelques nouveaux dont André Ekyan, Hubert Giraud, Alain Romans, et Henri Salvador,
réussissent à sortir de France et à prendre le bateau en Espagne en novembre 1941 pour Buenos-Aires et Rio de Janeiro. Ils y resteront entre 1942 et 1944.
Mauricio Hassid Michael, peintre et pianiste juif de Salonique s'enfuit à Barcelone.
L'orchestre est dissous en novembre 1944 et Ventura et Misraki rentrent en France.

Paul Misraki
28 janvier 1908, Constantinople
29 octobre 1998, Paris
(Parents d'origine française)

Parmi ses succès on peut noter :
"Tout va très bien madame la marquise" (1936)
"Ça vaut mieux que d'attraper la scarlatine" (1937)
"Qu'est qu'on attend pour être heureux" (1937)
"Tiens tiens tiens" (1939)
"Sur deux notes" (1938)
"Comme tout le monde" (1940)

Pendant l'occupation, sa famille étant d'origine juive,
l'auteur-compositeur doit s'exiler en Amérique du Sud, puis à Hollywood.
En 1942, à Rio de Janeiro, il écrit la musique de scène de
"On ne badine pas avec l'amour"
que lui demande Louis Jouvet, puis il crée plusieurs comédies musicales dont "Si Eva se hubiese vestido" (Si ève avait été vêtue)
et de la musique pour le cinéma :
Stella (Benito Perojo, 1943)
Eclipse de sol (Luis Saslavsky, 1943)
La Casta Susana (Benito Perojo, 1944)
El Fin de la noche (Alberto de Zavalia, 1944)
Delirio (Arturo García Buhr, 1944)
La Importancia de ser Ladron (Julio Saraceni, 1944)
Siete mujeres (Benito Perojo, 1944)

À la libération, il revient en France où il poursuit sa carrière dans la chanson, mais aussi dans l'opérette. Il compose également des musiques de films (qui donnent souvent lieu à des chansons).
Parmi les interprètes de cette époque, figurent édith Piaf (C'est la moindre des choses, Sur une colline) et Renée Lebas (Messieurs les journalistes, 1948).

 

Renée Lebas
Où es tu mon amour ? Vol.1
ILD-MCF 875186

1999
Marie Dubas
Intégrale (1927-1945)
Frémeaux & Associés FA053
Ray Ventura et ses Collégiens
L'Aventure Sud-Américaine (1942-1944)
Frémeaux & Associés FA5005
Paul Misraki chante ses succès
Le livre d'or de la chanson française (2 x 45T)
Ducretet Thomson 460V223/224

Tout va très bien Monsieur Misraki
Les plus belles chansons de Paul Misraki
Polygram 845919-2

D'autres artistes juifs du Music-hall seront contraints à la clandestinité et l'exil, comme Georges Tabet (né en Algérie), Jacques Canetti (origine bulgare), Michel Emer (origine russe),
Lyne Clevers (origine bulgare), etc... Des artistes dont les idées politiques sont contraires au régime de Vichy suivront le même chemin : Germaine Montero, Henri Salvador, Jean Sablon, etc...

Georges Tabet (Georges Zacharie Tabet)
23 janvier 1905, Alger - 28 février 1984, Paris
Nissim Jacques Canetti
30 mai 1909, Roustchouk, Bulgarie
7 juin 1997, Suresnes
Pendant la Seconde Guerre mondiale, avec la promulgation des lois anti-juives, l'actrice Françoise Rosay l'aide à rejoindre la Zone libre. Il organise avec elle des tournées dans le sud de la France et en Afrique du Nord, ce qui le conduit à diriger des théâtres ou à diriger des radios. Il fonde notamment avec Pierre-Jean Vaillard en 1943 le théâtre des Trois-Baudets à Alger
(rue Mogador).
Michel Emer
19 juin 1906, Saint-Pétersbourg
23 novembre 1984, Neuilly-sur-Seine
Auteur incontournable des années 30, 40 et 50, parolier et compositeur attitré de Piaf pour qui il écrit, entre autres, "L'accordéoniste", "Bal dans ma rue" ou "À quoi ça sert l'amour ?".
Pendant l'occupation allemande, il suit le même chemin que Renée Lebas ("De l'autre côté de la rue", "L'accordéoniste", "Am Stram Gram"). D'abord réfugié à Nice, en zone non occupée, (En 1941, il accompagne Renée Lebas sur scène à Cannes). Il s'exile ensuite en Suisse.
Lyne Clevers
(Céline Marie Rhalewsky ou Rhalavsky,
de parents Juifs immigrés de Bulgarie)
22 octobre 1909, Paris
28 novembre 1991, Poissy (Yvelines)
En 1938, elle se retire quelque peu de la scène et disparaît en 1940, à cause de ses origines, pour ne réapparaître qu'à la Libération, à la radio d'abord, puis plus discrètement dans divers cabarets pour donner une ultime représentation à l'Olympia en 1954. - Elle a alors 45 ans.

 

     
    Les Chansons de ma jeunesse
Michel Emer
Marianne Mélodie 415204
 

 


Marianne Oswald
Sarah Alice Bloch, est une chanteuse et actrice française fille d'un couple de juifs polonais exilés.
Elle tire son pseudonyme du personnage des Revenants, drame d'Ibsen et choisit son prénom en hommage à la République Française.
Née le 9 janvier 1901 à Sarreguemines en Moselle (alors Saargemünd, ville allemande dans l'ancien Reichsland d'Alsace-Lorraine à la frontière avec l'Allemagne).
Elle décède le 25 février 1985 à Limeil-Brévannes, dans le Val-de-Marne.

Son autobiographie est intitulée en français,
Je n'ai pas appris à vivre...
Éditions Domat (1948)
Éditions Pierron - Collection patrimoine/littérature (1999)

ISBN : 2-70850-196-8
Préface de Jacques Prévert

À seize ans, orpheline, elle est mise en pension à Munich. Elle est opérée d'un goitre thyroïdien mais "après s'être fait trancher la gorge" et avoir recouvré la parole après avoir assisté à un spectacle d'Ibsen, décidée à devenir chanteuse, elle monte sur les planches à Berlin dans les années 1920. En 1931, du fait de la montée du parti nazi, elle s'exile à Paris, où elle introduit dans la chanson française des techniques propres à l'expressionnisme allemand. (elle popularise les œuvres de Bertolt Brecht et Kurt Weill, ainsi que Anna la bonne et La Dame de Monte Carlo de Cocteau, et elle innove en interprétant des textes de Prévert sur les musiques de Kosma).
Elle finit quand même par percer grâce à, outre Jean Cocteau, Jean Tranchant, Jacques Prévert et Henri-Georges Clouzot qui, charmés par son parlé-chanté et sa voix qui semble sortir d'outre-tombe, lui confient de très beaux textes qu'elle dit, plutôt qu'elle ne les chante, accompagnée des orchestres de Wal Berg ou de Pierre Chagnon ou tout simplement au piano.
Jusqu'en 1939, on peut l'entendre au Bœuf sur le Toit, à l'Alcazar, à Bobino, à l'Européen, aux Deux ânes, rarement en vedette mais partout ou elle chante elle ne passe pas inaperçue.
En 1939, elle s'exile aux états-Unis (elle est connue à New York sous le nom de "Marianne Lorraine"), où elle restera sept ans se produisant à la radio et dans différents cabarets où, ayant lu ses souvenirs, publiés en anglais sous le titre de "One Small Voice" (Whittlesey House, 1945), Albert Camus la redécouvre et la ramène à Paris où elle fait l'objet d'une série d'émissions à la radio, présentées par Cocteau, Camus, Seghers, Ribemont-Dessaignes et Gaston Bonheur, sous le titre de Le retour de Marianne Oswald où elle chante et récite des textes d'Apollinaire, d'Eluard, de Prévert et de Jean Nohain mais son style commence à être dépassé.
Elle s'essaie au cinéma : Les amants de Vérone, Le guérisseur, Notre-Dame de Paris (version Jean Delannoy - 1956), Les Amants de Montparnasse... puis se tourne vers la télévision où elle produit des émissions pour enfants, intervenant à l'occasion à la radio.

L'Art de Marianne Oswald - 1932-1937
Marianne Oswald
EPM 3982272
Marianne Oswald chante Cocteau
Philips 432.181 NE (45 t)
Un texte d'Albert Camus au dos de la pochette (1957)

Le dernier poème de Robert Desnos
Anna La Bonne de Jean Cocteau
La grasse matinée de Jacques Prévert et Joseph Kosma
L'écolière de René Char.

 

Sophie Rose Fridmann dite Agnès Capri
15 avril 1907, L'Arbresle (Rhône) - 15 novembre 1976, Paris (7ème)
Actrice, chanteuse, directrice de théâtre, productrice de radio et écrivain.

Music-hall, Poésie
Seghers, 1957
(Recueil de 26 textes, poèmes et chansons d'Agnès Capri.)

Sept épées de mélancolie
Julliard, 1975
(Première partie des mémoires d'Agnès Capri, qui s'arrêtent un peu avant 1938)

Agnès Capri est issue d'une famille juive d'origine polonaise et lithuanienne (Registre de l'état civil de L'Arbresle : Naissance le 15 avril 1907 de Sophie Rose Fridmann, fille de Hermann David (né Hermanovitch Fridmann), 33 ans, industriel demeurant rue de la Brévenne et de Dinak Katz, 22 ans) qui a fui la Révolution russe. Adolescente, elle prend d'abord des cours d'art dramatique chez Charles Dullin et Louis Jouvet, et s'initie au chant dès l'âge de seize ans à la célèbre Schola Cantorum.
Imprégnée d'idées révolutionnaires, elle devient membre de l'Association des Artistes et écrivains Révolutionnaires (AAER) et fréquente à cette occasion Paul Nizan, Louis Aragon,Jacques Prévert et Max Ernst. Elle se constitue alors un répertoire en puisant dans les textes d'auteurs considérés alors comme des poètes et écrivains sulfureux ou d'avant garde : Jacques Prévert, qu'elle a rencontré au groupe Octobre, Raymond Queneau, Robert Desnos, Paul Eluard, Henri Michaux, Guillaume Apollinaire ou Léon-Paul Fargue. Elle ajoute à son répertoire des textes d'Erik Satie puis de Jean Cocteau. Dans la foulée, Agnès Capri est programmée à l'A.B.C. (où elle fait scandale le jour de Pâques pour avoir récité le poème de Jacques Prévert Pater Noster (Notre Père qui êtes aux cieux, restez-y !). Elle est soutenue à cette époque par Charles Trenet qui dans les salles où elle se produit, réclame les textes que la direction veut lui supprimer (Adrien de Jacques Prévert, entre autres)!
Elle se produit également sur la scène de l'Opéra bouffe, avant d'ouvrir, en 1938, son propre lieu, Le Petit Théâtre de nuit (en hommage à Mozart), rue Molière à Paris, qui devient vite le Théâtre Chez Agnès Capri pour ses habitués. C'est dans cet endroit révolutionnaire qu'elle retrouve plusieurs artistes surréalistes et amis du Groupe Octobre comme Jacques Prévert, Michel Vaucaire et Joseph Kosma. C'est à cette époque qu'elle enregistre ses premiers disques au Chant du Monde et chez Columbia.
L'arrivée de la guerre et les lois antijuives la contraignent à fermer Le Petit Théâtre de nuit et faute de pouvoir chanter en zone libre, elle quitte Paris pour se réfugier en Algérie où elle présente des spectacles de chansonniers et anime les spectacles de l'Opéra d'Alger (un théâtre) avec l'aide de Jacques Canetti.
Elle revient à Paris en 1944, et prend en 1945 la direction du Théâtre de la Gaîté-Montparnasse auquel elle donne le nom de Théâtre Agnès Capri. Elle y reste jusqu'en 1949, date à laquelle elle réinstalle son cabaret (Chez Agnès Capri, rue Molière) où se produiront entre autres Germaine Montero dans son répertoire espagnol, Jean Sablon, Catherine Sauvage, Cora Vaucaire, Mouloudji, Serge Reggiani, Juliette Greco, Marc Ogeret, Pierre Louki, qui y chante, entre autres, La Môme aux Boutons, Georges Moustaki et les Frères Jacques qui y remportent leurs premiers succès. Agnès Capri, est aussi auteur de nombreuses chansons (« La Grande Opéra », « Laisse parler Jacob », « Il m'a toujours dit à demain ») et peut véritablement être considérée comme l'une des pionnières de la chanson au féminin.

 

Agnès Capri
Succès et Raretés
Marianne Mélodie 4811.246

2012

Joséphine Baker


Joséphine Baker (Freda Josephine McDonald)
3 juin 1906, Saint-Louis, Missouri, états-Unis - 12 avril 1975, Paris, France
Chanteuse, danseuse et meneuse de revue.
Chantant le Marseillaise lors d'une tournée à Alger en 1943, en présence du Général de Gaulle.
En uniforme de sous-lieutenant de l'armée de l'air (1944)
Charles Onana
Joséphine Baker contre Hitler : La star noire de la France Libre

Editions Duboiris-Itinéraire (2006)
ISBN : 978-2-95223-157-2

«J'ai deux amours,
Mon pays et Paris.
Par eux toujours,
Mon coeur est ravi.
Ma savane est belle,
Mais à quoi bon le nier.
Ce qui m'ensorcelle,
C'est Paris, Paris tout entier»

Lorsque en 1939, la guerre éclate, Joséphine Baker est au sommet de sa gloire. Elle est devenue citoyenne française (et juive par convenance) par son mariage avec Jean Lion en 1937. Il n'est pas question pour elle de regagner les Etats-Unis et de trahir son pays d'adoption. Elle est sollicitée par un capitaine des services de renseignement, Jacques Abtey, et accepte immédiatement de servir d'agent de contre-espionnage. Elle "rejoint" Marlène Dietrich sur la liste des « à fusiller sur place ». Aux Millandes (Dordogne) elle cache réfugiés, résistants , juifs. Elle installe un émetteur radio dans la plus grosse tour de son château pour prendre ses ordres de Londres.
Elle est affectée à Marseille avec Jacques Abtey qui devient désormais « le secrétaire artistique monsieur Hébert ». Elle ira ensuite à Alger, Lisbonne, Casablanca d'ou elle fera parvenir des information (dissimulées dans des partitions de musique) au bureau de renseignements du général de Gaulle à Londres. Au Maroc, Joséphine Baker tombe gravement malade et subit de nombreuses opérations chirurgicales. Elle doit rester à l'hôpital plus de dix-neuf mois. Sa chambre devient un centre de renseignements improvisé.
A sa sortie elle participe activement au théâtre aux armées alliées. Une tournée officielle de propagande est organisée, au bénéfice des groupes de résistance français en métropole. Après ses très nombreuses missions en Afrique, le 23 mai 1944 à Alger, Joséphine Baker est officiellement engagée dans l'armée de l'Air, pour la durée de la guerre. Elle est affectée au bataillon de l'air 117 comme sous-lieutenant.
En octobre 1944, Joséphine Baker est de retour à Paris, pour peu de temps. Elle est chargée par le général de Lattre de Tassigny de suivre la première armée française au fur et à mesure de son avance dans le pays libéré afin de chanter et de recueillir de nouveaux fonds. Les galas ont d'abord lieu à Monte-Carlo, Nice, Cannes, Toulon, puis se poursuivent à Belfort, Strasbourg, Mulhouse. Sa dernière étape est Buchenwald où elle chante dans la salle des « intransportables ».
Le 6 octobre 1946, elle est décorée de la médaille de la Résistance avec rosette. La médaille de la France Libre et la médaille de la Commémoration de la Guerre 39-45 viennent compléter la compléter. Enfin, le 18 août 1961, Joséphine Baker reçoit les insignes de la Légion d'honneur ainsi que la Croix de guerre avec palme. La discographie de Joséphine Baker est très abondante. Elle a également participé à de nombreux films.


Le Jazz, les Zazous et le Swing

Occupation et Jazz

 

Nicolas Benie
Le Souffle de la Liberté, 1944: le Jazz Débarque
ISBN : 978-2-91582-539-8
C&F éditions (2014)
Esi Edugyan
3 minutes 33 secondes
Traduit par Michelle Herpe-Voslinsky
ISBN 978-2-86746-662-5
Éditions Liana Levi (2013)
Collection « Littérature étrangère »

 

Les Grands Orchestres De Jazz De Paris
EMI Music 519241-2
Platinum Collection (3 CDs)

2007
Jazz in Paris
Jazz Sous L'occupation
Emarcy Records
Universal - 0440 018431 2 9

Avec l'occupation le jazz ne fut pas interdit malgré la vigilance de la «Propaganda Staffel» qui contrôlait toutes les activités artistiques. Certains des occupants sont même des amateurs de cette musique. (Le Jazz était assimilé à la variété). Rien d'ailleurs n'était précisé concernant le jazz et sa diffusion. Seule était bannis l'exécution publique d'œuvres de compositeurs juifs. Comme il était obligatoire d'avoir l'autorisation de l'occupant pour les concerts et les disques, les noms de Gershwin, Irving Berlin, Jérôme Kern etc... ne figurent plus sur les affiches.
Après septembre 1939 les musiciens de jazz ne viennent plus faire de tournées dans notre pays. Les importations de disques cessent brusquement. Les 78 tours de jazz se font de plus en plus rares.
Enfin, nombres d'amateurs sont obligés de vendre leurs collections et proposent des ventes aux enchères par correspondance. Hugues Panassié quitte Paris pour s'installer à Montauban. (De de retour à Paris, il animera une émission sur Radio Vichy).
En 1945, le jazz, qui est devenu musique de la libération avec l'arrivée des troupes américaines, suscite un engouement populaire. Il donne naissance à la mode swing et influence beaucoup de musiciens français.

Les pochettes d'album et les affiches sont modifiées et c'est ainsi que fleurissent des appellations françaises fantaisistes pour le répertoire d'origine américaine :

«China boy» = Le petit chinois
«Some of these days» = Bébé d'amour
«Honeysuckle rose» = Rose de miel
«Gotta Date In Louisiana» = Rendez à Lausanne
«Sweet Georgia Brown» = Douce Georgette brune
«Lady Be good» = Les bigoudis(Boris Vian)
«Take the A train» = L'attaque du train
«Saint-Louis Blues» = La tristesse de Saint-Louis
etc...

Cependant, le plus surprenant est l'engouement du public français pour le jazz durant l'occupation, à la grande surprise des premiers amateurs.
Le jazz devient donc une réaction contre l'occupation et donne naissance en grande partie à la mode des zazous dès 1942, mouvement protestataire par excellence dont un des principaux chefs de file est le chanteur Charles Trenet.


Charles Delaunay
(18 janvier 1911, Paris, Seine – 16 février 1988, Chantilly)
Auteur, critique musical français, producteur et agent artistique, cofondateur et longtemps leader du Hot Club de France.
Né de Robert Delaunay (12 avril 1885, Paris) et de Sonia Delaunay (née Sarah Stern puis adoptée sous le nom de Sofia Terk, 14 novembre 1885, Odessa, Ukraine)
tous deux artistes peintres et décorateurs.

Anne Legrand
Charles Delaunay et le jazz en France dans les années 30 et 40

Editions du Layeur (2006)
ISBN : 978-2-91511-857-5

Delaunay's dilemma : De la peinture au jazz
Autobiographie

Editions W (Domaine musical, 1985), Mâcon
ISBN : 978-2-86887-004-9

En 1937, Charles Delaunay crée la compagnie Swing en collaboration avec le Hot Club et le directeur de la maison Pathé-Marconi qui enregistre des musiciens français : Alix Combelle, Pierre Allier, et des américains comme Coleman Hawkins, Eddie South, Benny Carter, Dicky Wells, entre autres. Auteur de la première discographie exhaustive du Jazz en 1936, se met aussi à la batterie sous le pseudonyme de H.P. Chadel et organise de nombreux concerts, par exemple de Benny Carter.
Durant la Seconde Guerre mondiale, tout en continuant à diriger le Hot Club, Charles Delaunay décide de s'engager dans la lutte contre l'occupant en travaillant d'abord pour le réseau Carte d'André Girard sous la pseudonyme de "Benny" et ensuite pour le réseau Prosper de Francis Suttill, agent anglais de la section française du service secret britannique, le S.O.E (Special Operations Executive). Le pavillon de la rue Chaptal, siège du Hot Club de France, servait à fois de boîte au lettres et de refuge aux aviateurs anglais. De nombreux membres de ces réseaux mourront dans les Camps de Concentration nazis.


Alain Romans
13 janvier 1905, Czestochowa (Silésie, Pologne) - 1989, Paris
Pianiste, Chef d'orchestre, Compositeur, Arrangeur

Barry Wynne
Un Cercueil de Trop

L'extraordinaire aventure d'Alain Romans
Presses De La Cité, 1960

D'abord violoniste enfant prodige, puis pianiste classique (études à Leipzig, à Berlin, au Conservatoire de Paris et à la Schola Cantorum), il se tourne vers le jazz. Il participe à la fondation du Hot Club de France, en 1932. Il ne lui déplaisait pas d'être considéré comme un pianiste de bar.
On lui doit de nombreuses partitions (classique, variétés, musique de films). Fin 1930, il est pianiste au cabaret "Oceanic" puis il fait un court passage à "La Jungle" où il revient avec son orchestre en 1938 pour une plus longue période.
En 1931 / 1932, il travaille, avec André Ekyan, Stéphane Grappelli, Django Reinhardt et Alix Combelle à "La Croix du Sud". En juin / juillet 1932, il fait l'ouverture de "L'Aéroport", au sein de l'orchestre d'André Ekyan où il sera remplacé par Michel Emer.
A la fin de la même année, il dirige le «jazz» du cabaret Plantation de Colombie. En 1933, il est au dancing Le Rêve. Il se produit de fin 1933 à janvier 1934 à La Cigogne. On l'entend, en compagnie de «Big Boy» Goudie, du clarinettiste virtuose James Boucher et du saxophoniste
Edmond Cohanier, en 1934 au "Bricktop's".  De fin 1934 à mai / juin 1935, il se produit au "Café de Paris" avec Michel Warlop. En novembre 1935, il tient le piano au "Derby" où il conduit son orchestre le mois suivant. Fin 1935, il joue, à deux pianos avec Michel Emer au cabaret
"Chez Vous". Courant 1938, il partage le piano du cabaret "Chez Michel et Doucet" avec le belge Clément Doucet et on l'entend, en compagnie de Django Reinhardt, du violoniste Bela Rex et du batteur Bert Marshall au "Princes's".
Soldat au 46° R.I. (où il avait fait son Service Militaire en 1925) lors de l'invasion allemande, il est blessé au genou à Malmédy mais réussit à atteindre la frontière espagnole qu'il passe clandestinement.
En automne 1940, il est envoyé comme agent de renseignements sur la Côte d'Azur où il joue du piano dans divers cabarets tout en poursuivant son action clandestine.  De retour en Angleterre en 1941, il est largué sur l'Ile de Batz (au large de Roscoff) pour y saboter les
préparations allemandes du débarquement en Angleterre. L'avion, dans la nuit, se trompe de cible, et atterrit sur l'Ile de Cézembre, au large de Saint-Malo. Accueilli par la Kriegsmarine qui occupait les lieux, il est aussitôt inculpé de «terrorisme flagrant», du seul fait qu'il était
armé mais ne portait aucun costume reconnu comme militaire par la Convention de Genève. Le jugement est expéditif : tous sont condamnés à mort, puis rassemblés à Saint-Servan, dans les fossés de la tour Solidor, et fusillés en groupe.
Le soir, les pêcheurs de Saint-Servan vinrent pour ensevelir les corps et en dépit des douze balles reçues en plein corps et du «coup de grâce» administré au pistolet sur le front après la fusillade (et d'un œil perdu), Alain Romans avait survécu au massacre.
Recueilli et soigné par des médecins résistants bretons. (Il sera plus tard opéré par un médecin Allemand pendant son séjour en prison à Berlin, puis en Argentine et il recouvrera presque toutes ses facultés). De retour sur le continent, il est à nouveau arrêté par les Allemands et
déporté en Lituanie (Kaunas), via l'Allemagne et la Pologne (Treblinka). Il réussit à s'évader avec quelques codétenus et à rejoindre les lignes russes. Après quelques mois de détention, il est libéré et rejoint de nouveau Londres avec l'aide des services de l'Armée Soviétique.
Il réussit à rejoindre l'Algérie et par sécurité, il profite du départ de Ray Ventura pour l'Argentine pour s'éloigner quelques temps. De retour en 1943, il s'engage dans les Forces Française libres et fait la Campagne d'Italie, et après avoir débarqué en Méditerranée,
remonte la France jusqu'en Allemagne où il sert dans les troupes d'occupation. Il dirigera un concert à Stuttgart devant le Général de Lattre de Tassigny. Après la libération, avec le grade de Capitaine, il apprend que toute sa famille a été anéantie.
Il écrit les musiques de films pour Jacques Tati (Les Vacances de monsieur Hulot, 1953 et Mon oncle, 1959)
Alain Romans, Piano & Ses Rythmes
Henri Salvador, Guitare
Fred Ermelin, Basse
Robert Solat, Batterie
Pathé PA 2445 (78 RPM, 10")
1950
Alain Romans, Piano Solo & Ses Rythmes
Sarane Ferret, Guitare
Francis Luca, Basse
Mac-Kac, Batterie
Pathé PG 254 (78 RPM, 10")
1945
Alain Romans
Vintage Jazz No. 162 (LP, mp3)
Piano Bar No. 1

2011
Films de Jacques Tati
Philips B 77.748 L

(1968)

 

Jacques Chesnel
Le jazz en quarantaine: 1940-1946
Occupation / Libération

Editions Isoète
(Mai 1994)
ISBN : 978-2-90538-552-9
Le Hot Club de France organise à Paris, plusieurs concerts de jazz à la Salle Pleyel
En 1941, grand Festival Swing avec toutes les vedettes du jazz français : Douze orchestres, quatre-vingt musiciens dont :
Alix Combelle, Django Reinhardt, Gus Viseur, Michel Warlop, Pierre Allier, Guy Paquinet, Hubert Rostaing,
Christian Wagner, Noël Chiboust, André Ekyan, Alex Renard, Aimé Barelli, Sarane Ferret.
Gérard Regnier
Jazz et Société Sous l'Occupation

éditions L'Harmattan - Musiques et Champ Social
Préface de Pascal Ory
(Novembre 2009)
ISBN : 2296101348 / 978-2-296-10134-0
 
En 1943, à l' école Normale de Musique avec deux saxophonistes guadeloupéens Mavounzy et Siobud Concert de jazz du Hot Club Colonial à Rennes le 11 janvier 1944 avec un grand orchestre dirigé par Félix Valvert, en solidarité avec les prisonniers de guerre du FrontStalag 221W (Rennes, Ille-et-Vilaine).

 

Les Zazous

Zazous
L'Expression d'un Monde Libre
"La Quintessence du Swing"
Epm 986918 (2 CDs)

21 janvier 2016
Gérard de Cortanze
Zazous

Albin Michel (Romans et nouvelles), Paris, France
ISBN : 978-2-22632-404-7
2 mars 2016
Ils avaient 15 ans en 1940. Ni collabos, ni résistants, ils étaient swing. On les appelait les zazous.
La propagande de Vichy et la presse de la collaboration les prennent pour cible. Habillés de chic et de choc, tout de large vêtus, portant parapluie (fermé) et coiffure excentrique,
les Zazous jettent un vent de liberté et de fronde adolescente sur la France de l'Occupation et de la Révolution nationale.

« Dangereux, les zazous ? Non. Ou plutôt, si. A la manière des poux.
Ils démangent, ces invertis négroïdes ; ils exaspèrent, ces amateurs de jazz américain dégénéré.
Ils méritent une lotion d'onguent gris, ces « petits-swing ». Mieux : tous au STO, tous à Drancy avec leurs amis juifs ! »

La Gerbe, juillet 1942

Les Zazous font de la résistance
1939-1945, Le Swing sous l'Occupation
RDM Edition 277872
(4 CDs)
Les Zazous
Swing Obsession 1938-1946
Frémeaux & Associés FA5116
(2 CDs)
Les Zazous
Estelle Meyrand et Rodolphe
BD Jazz / Nocturne
(BD + 2 CDs)
ISBN : 978-2-849-07167-0

 

Swing Tanzen Verboten

Michael H. Kater
Different Drummers
Jazz in the Culture of Nazi Germany

New York: Oxford University Press (1992)
ISBN :  0-195-16553-5 / 978-0-195-16553-1
Mike Zwerin
Swing Under the Nazis
Jazz As a Metaphor for Freedom

Cooper Square Publishers Inc.,U.S.
ISBN : 0-815-41075-1 / 978-0-815-41075-1
Mike Zwerin
Jazz Under the Nazis
La Tristesse De Saint Louis

William Morrow & Co (Janvier 1987)
ISBN : 0-792-44172-9 / 978-0-792-44172-4

 

Swing à Berlin
Christophe Lambert

Editions Bayard - Collection Millézime
(Roman, 2013)
ISBN : 978-2-74704-327-4
Swing Kids
Film de Thomas Carter (1992)

Original Motion Picture Soundtrack
Hollywood Records 161357
James Horner
Propaganda Swing
Dr Goebbel's Jazz Orchestra

The Music of Charlie and his Orchestra.

Alors même que les nazis considéraient le Jazz et le Swing comme une musique dégénérée et envoyaient les "Swing Kids" en Camps de Concentration, Joseph Goebbels, ministre de la Propagande
a été à l'origine de la création d'un orchestre de jazz qui servirait à la propagande nazie. Il demanda à Karl Schwedler de constituer un ensemble "Aryen". Le résultat fut "Charlie and his Orchestra" composé d'excellents musiciens allemands.
Ils composaient des textes de propagande nazie et antisémites en allemand sur des standards de jazz américains. Les retransmissions sur la radio ondes courtes étaient destinées à un auditoire anglais, canadien et américain.
Ils furent bientôt réputés à l'étranger et, beaucoup plus secrètement, dans le Reich lui-même. Parmi leurs enregistrements on trouve "Churchill-baiting You're Driving Me Crazy" , "Anti-Roosevelt FDR Jones, "Slumming on Park Avenue ( Let's go bombing... )"...
A la fin de la guerre, les membres de l'orchestre furent très demandés par les forces d'occupation américaines, certains sont devenant des membre célèbres et respectés de la scène de jazz européenne.

 

Swing Tanzen Verboten
Unerwünschte Musik

1929 - 1945
Vol. 1 et Vol. 2 (2 x 4 CDs)
Documents
Swingdansen Verboden
HKX4860
Swing Tanzen Verboten!
Swing Music & Nazi Propaganda Swing During World War II

Proper Records PROPERBOX56 (4 CDs)
2003
       
Charlie and his Orchestra

 

Résistance Intérieure en Allemagne et en Autriche

L'affiche annonce le concert de Heidelberg au soir du 3 Mai 1943.
Kreiten ne donnera jamais ce concert ayant été arrêté quelques heures plus tôt.
Karlrobert Kreiten
26 juin 1916, Godesberg près de Bonn
7 septembre 1943, Prison de Berlin-Plötzensee
Pianiste
Affiche du concert du 16 mars 1942 à Berlin

Élève de Claudio Arrau, il donne son dernier concert à Berlin le 23 mars 1943. Ayant fait des confidences sur ses idées antinazies à Ellen Ott-Monecke, celle-ci le dénonce à la Gestapo.
Il est arrêté en mai 1943 et après un simulacre de procès, il est condamné à mort le 3 septembre 1943 par un tribunal berlinois présidé par Roland Freisler.
Il est exécuté le soir du 7 septembre 1943 à Berlin-Plötzensee (avec 185 autres prisonniers).

   
Chopin : Nocturne cis-Moll, op. posth.
Karlrobert Kreiten, Piano, 1934
   
LP Thorofon ARTH-259
1984
Forbidden but not Forgotten
Verboten, Verfolgt, aber nicht Vergessen
Documents 600252 (CD 10/05)
2
015

 

La Rose blanche - Die weiße Rose


Hans Scholl, Sophie Scholl, Christoph Probst
Hans Scholl, frère de Sophie et fondateur
Alexander Schmorell, fondateur
Kurt Huber, un de leurs professeurs
Wilhelm Graf
Sophie Scholl, sœur d'Hans
Christoph Probst, camarade de Hans à la faculté de médecine
Jürgen Wittenstein
Anneliese Knoop-Graf, sœur de Wilhelm
Traute Lafrenz, amie de Sophie et Han

La Rose blanche est fondée au printemps 1942 dans un atelier de peinture de Munich, par Hans Scholl et Alexander Schmorell.
Ce fut d'abord Hans Scholl qui prit l'initiative de distribuer des tracts dans leur lycée, sans prévenir ses compagnons, puis ils décidèrent d'agir en commun.
Les jeunes étudiants refusent le totalitarisme sous la coupe duquel se trouve alors l’Allemagne du Troisième Reich et veulent sauvegarder leur indépendance face à la menace nazie.
La majorité des étudiants sont catholiques, Alexandre Schmorell est orthodoxe, Hans et Sophie Scholl, protestants
Hans Scholl a en particulier été inspiré par des sermons de Mgr Von Galen, évêque de Münster, qui s'est élevé contre les assassinats de malades mentaux (Aktion T4) et les atteintes faites à l’Église.
Ils discutent de la situation politique avec Kurt Huber, professeur à l’université de Munich, réputé pour ses cours de philosophie qui influencent beaucoup d’étudiants.
Kurt Huber, d'abord opposé à l'idée de révolte envers un pays qu'il aime, finit par appuyer totalement ses élèves qui ont fondé la Rose blanche.
Révoltés par la dictature hitlérienne et les souffrances causées par la guerre, les étudiants décident d’agir pendant l’été 1942.
Hans Scholl et Alexander Schmorell rédigent les quatre premiers tracts. Le cinquième tract, intitulé « Appel à tous les Allemands », est rédigé pendant l'hiver 42-43, pendant la bataille de Stalingrad.
Le sixième tract fut la cause de leurs arrestations. Ils sont dénoncés par le concierge et arrêtés par la Gestapo.
Après leur arrestation, Hans et Sophie Scholl sont amenés au palais Wittelsbacher, le principal centre de la Gestapo.
Ils y sont interrogés et maintenus en détention jusqu'au 21 février. Lors de son arrestation, Hans Scholl possède un écrit de Christoph Probst, un autre membre du réseau, ce qui conduit à l'arrestation et à l'inculpation de celui-ci.
Hans et Sophie Scholl, ainsi que Christoph Probst, sont jugés par le Volksgerichtshof (« tribunal du Peuple ») présidé par Roland Freisler, venu de Berlin.
Ils sont tous trois condamnés à mort sous les chefs de « haute trahison et intelligence avec l'ennemi, incitation à la haute trahison, atteinte à l'effort de défense ».
Au cours du procès, Sophie Scholl fait face avec un courage inébranlable et déclare : « Ce que nous avons dit et écrit, beaucoup le pensent. Mais ils n’osent pas l’exprimer. »
Hans Scholl lui aussi résiste jusqu'à la fin en déclarant : « Dans quelque temps, c'est vous qui serez à notre place. »
Le procès dure à peine trois heures. Ils sont guillotinés dans la prison de Stadelheim, près de Munich, le jour même de leur condamnation, le 22 février 1943.
D’autres résistants, Alexander Schmorell, Willi Graf et le professeur Huber sont décapités quelques mois plus tard.
Au total, 16 membres du réseau paient de leur vie, soit par exécution, soit par mauvais traitements dans les camps.

extrait de https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Rose_blanche

"La fin sera atroce mais, si terrible qu'elle doive être, elle est moins redoutable qu'une atrocité sans fin."

Sophie Scholl Inge Scholl
La rose blanche

Les Éditions de Minuit (10 avril 2008)
ISBN : 978-2-70732-051-3
La Résistance allemande face au nazisme
Dans ce spectacle vivant, des lectures
(extraites de Die weiße Rose / La Rose blanche,
d' Inge Scholl) alternent avec des scènes de théâtre , des poèmes et des chansons pour retracer le parcours de ces jeunes résistants.
Sophie Scholl - Les derniers jours
Marc Rothemund

Julia Jentsch (Sophie Scholl)
Fabian Hinrichs (Hans Scholl)
Arte Vidéo DVD
(Allemagne, 2004, 2h)
Hans Scholl

 

Udo Zimmermann : Die Weisse Rose
Wolfgang Willaschek, Librettiste
Editeur : Breitkopf & Härtel, Leipzig
Orfeo C 162 871 A (LP S 162 871 A)
Gabriele Fontana (Sopran)
Lutz-Michael Harder (Tenor)
Instrumentalensemble
Udo Zimmermann (Dirigent)
January 5, 1988
Udo Zimmermann : Die Weisse Rose
Brilliant 95125 (Opera Collection)

Recorded in 1988 in Dresden, Germany
Grazyna Szklarecka, soprano
Frank Schiller, baritone
Musica Viva Ensemble Dresden
Udo Zimmerman, conductor
September 2015

 

Partisans Anti-Fascistes Italiens

Chants de la résistance italienne
(A.N.P.I.)

Matvei Isaakovich Blanter (Матвей Исаакович Блантер)
10 Février / 28 Janvier 1903 à Potshep, Chernigov govt., près de Bryansk
24 Septembre 1990, Moscou
La chanson "Katyusha" (1938), sur des paroles de Mikhail Isakovsky, fut adaptée comme hymne des résistants anti-fascistes italiens (Fischia il vento) par Felice Cascione (1918-1944).
Partigiani!
Zuf de Zur

Moni Ovadia, Giovanna Marini, Vlado Kreslin, Ivan della Mea
Due cori sloveni della zona di Gorizia.
Finisterre
2004
Pietà l'é morta - Fischia il vento
Ala Bianca
(2 CDs)
Where Are You, My Brothers?
Dmitri Hvorostovsky, Baryton
Style of Five
Constantine Orbelian, Conducteur
Delos Records 3315
       
 
Canti della Resistenza
Paolo 'Saetta' Castagnino
De Ferrari DeVega DD1054
Fischia il vento
Canti della Resistenza

Gruppo Folk Italiano
Paolo 'Saetta' Castagnino
Piero Buttarelli
LP Vedette Way Out VDS 247
Matvey Isaakovich Blanter
Katyusha
In a Frontline Forest (V lesu prifrontovom)
The Small Light (Ogonek)
My Love (Moja ljubimaja)
Smolny Cathedral Choir
St. Petersburg State Academic Symphony Orchestra
Alexander Titov

Northern Flowers PMA99101
2010
 

 

 


Igor Markevitch (Né Igor Matmémitch)
27 juillet 1912 à Kiev en Ukraine - 7 mars 1983 à Antibes en France
Chef d'orchestre et compositeur.
Vit en Ukraine, France, Suisse, Italie, Angleterre.
Naturalisé italien en 1947 et français en 1982
Pendant la Seconde Guerre mondiale,  lors de l'invasion de l'Italie par les troupes nazies en 1943,
Igor Markevitch entre dans la résistance, dans la région des Apennins au nord de Florence.
.
Être et avoir été - Mémoires
Gallimard - Collection Blanche (14 octobre 1980)
ISBN : 978-2-07022-523-1
Psaume - Tehilim (1933)
Textes regroupant des extraits des Psaumes 8, 9, 59, 65, 102, 148 et 150
Profil Hanssler PH0436
Lorenzo il magnifico, symphonie concertante (1940)
Symphonie concertante pour soprano et orchestre
sur des poèmes de Lorenzo de Medici
Complete Orchestral Music Vol. 4
Marco Polo 8.223882
Œuvres orchestrales (Intégrale - Volume 5)
Naxos 8.572155
Lucy Shelton, soprano
Arnhem Philharmonic Orchestra
Christopher Lyndon-Gee, conducteur
Stefan Le Poète - Impressions d'enfance (1939)
Variations, Fugue et Envoi pour piano
sur un Thème of Händel (1941)
Kazuoki Fujii (piano)
Pavane ADW 7217
Icare (1943)
Révision pour orchestre du ballet "L'envol d'Icare" (1932)
Complete Orchestral Music Vol. 6
Marco Polo 8.225076
Orchestral Works (Complete), Vol. 7
Naxos 8.572157
Arnhem Philharmonic Orchestra
Christopher Lyndon-Gee, conducteur