Mieczyslaw Weinberg (1919-1996)
Cavi 4867661

Gabriel Adorjan, violin & conductor
Bayerische Kammerphilharmonie
Release date: 20.3.2026

 

 

 

Chamber symphony no. 1, for string orchestra, op. 145 (1987)

  1. I. Allegro
  2. II. Andante
  3. III. Allegretto
  4. IV. Presto

Concertino for violin and string orchestra, op. 42 (1948)

  1. I. Allegretto cantabile
  2. II. Cadenza. Lento - Adagio
  3. III. Allegro moderato poco rubato

Chamber symphony no. 2, for string orchestra & timpani, op. 147 (1987)

  1. I. Allegro molto
  2. II. Pesante
  3. III. Andante sostenuto

Il n'est pas facile de décrire la magie unique de la musique de Mieczysław Weinberg. Étroitement mêlées à sa biographie, marquée par les traces douloureuses des bouleversements du XXe siècle, ses compositions apparaissent comme le reflet musical de sa vie. Et pourtant, elles résistent à des interprétations trop univoques. Cette musique est trop complexe et ambiguë, aussi exigeante sur le plan technique que fascinante. Parfois, des contradictions deviennent audibles - par exemple lorsque Weinberg, dans ses heures les plus sombres, trouve un langage musical qui exprime la légèreté et la joie.

C'est par exemple le cas dans son Concertino Op. 42, composé durant l'été 1948. D'un point de vue biographique, cette période marque le moment où l'antisémitisme du régime stalinien, clairement perceptible depuis la fin de la guerre et de plus en plus fort, commence à toucher directement Weinberg. Parallèlement, au printemps 1948, le monde de la musique tombe lui aussi sous le contrôle de la censure dans le cadre d'une campagne de propagande orchestrée par les dirigeants soviétiques. Au centre de cette campagne se trouvait l'ami proche de Weinberg, Dmitri Chostakovitch, qui était visé comme l'un des principaux représentants d'un courant musical prétendument "formaliste" et "antipopulaire".

En mars 1948, dans une tentative de détourner les soupçons, Weinberg écrivit l'une de ces autodénonciations obligatoires et douloureuses, dans laquelle il reconnaissait ses "erreurs" et promettait d'adapter son style aux attentes officielles. Comme pour souligner ces déclarations, il composa à peu près au même moment sa Sinfonietta n°1 op. 41 - une œuvre qui se distingue dans l'œuvre de Weinberg par sa droiture et sa simplicité.

Mais quelques mois plus tard, en juin 1948, Weinberg composa le Concertino op. 42. Contrairement à la Sinfonietta, cette composition ne peut en aucun cas être qualifiée d'œuvre stratégique de calcul politique ... (extraits du livret)