
Mieczyslaw Weinberg (1919-1996) : Songs
Jewish Songs, Op. 13
1. I. Einleitung
2. II. Breytele
3. III. Viglid
4. IV. Der yeger
5. V. Oyfn grinem bergele
6. VI. Der yesoymes brivele
7. VII. Schluss
Akacje, (Acacias) op. 4 (1940)
8. I. Powiedziec ci nie moge (Je ne peux pas te dire) 01:47
9. II. Akacje (Acacias) 01:51
10. III. Jestes znowu… (Vous êtes encore là) 01:40
11. IV. Wieczor (Soirée) 01:21
12. V. Jezeli (Si) 01:13
13. VI. Piosenka (Romance) 02:07
3 Pieśni, (Three Romances Op.22), Poète Romantique Polonais Adam Mieckiewicz
14. I. Przypomnienie (Rappel)
15. II. Polaly sie Izy… (
16. III. Nad woda wielka i czysta (
Stere Listy (Old Letters), Op. 77
17. I. Staruszkowie (Vieux hommes)
18. II. Zegary bija (Les horloges font tic-tac)
19. III. Ballada o smierci Izaka Kona (Ballade sur la mort d'Izak Kon)
20. IV. Walc starych panien (Valse des vieilles dames)
21. V. List milosny (Lettre d'amour)
22. VI. Ballada starofrancuska (Vieille ballade française)
23. VII. Lorelei (Lorelei)
24. VIII. Ostatni list (Dernière lettre)
Jewish Songs, Op. 17
25. I. Tsu di royte kriger
26. II. Di Muter
27. III. Nayyor lid
28. IV. Tsum libn
29. V. Tife griber, royte kriger
30. VI. Tsu di royte kriger
Le regain d’intérêt pour Mieczysław Weinberg s’est concentré sur sa musique de
chambre et orchestrale, avec des reprises périodiques d’opéras cruciaux tels que
The Passenger. Comme l’illustre ce nouvel enregistrement, le chant n’était pas
moins important en tant que facette de sa personnalité créative, à commencer par
le cycle d’Akazie (Acacias), que Weinberg, âgé de 21 ans, composa en 1940, après
avoir récemment fui Varsovie et s’être brièvement installé à Minsk.
D’une durée d’une minute ou deux, les six Akazie déchaînent une passion
disproportionnée par rapport à leur brièveté. Weinberg dira plus tard qu’il les
a écrites pour se distraire de la tragédie qui l’entourait, mais elles parlent
de leur époque dans leur écriture vocale anguleuse et expressionniste et leurs
accompagnements souples et chromatiques. La plupart des Chants juifs opus 13
sont tout aussi concis et directs, bien que leur titre alternatif de « Chants
pour enfants » fasse allusion à un idiome plus léger et plus ludique.
Weinberg composa le cycle en 1943 sur des textes yiddish d’Izik Lejb Perez
(1852-1915), et le suivit un an plus tard avec un autre recueil yiddish, les
Chants juifs opus 17.
Le point culminant expressif de ce dernier cycle est une
complainte puissamment retenue, « Tife griber, royte leym » (Fosses profondes,
argile cramoisie).
À ce moment-là, Weinberg vivait à Moscou et, lorsqu’il écrivit les Trois
Romances op.22, il choisit de mettre en musique des textes du plus grand poète
romantique polonais, Adam Mieckiewicz. Ainsi, les chansons rayonnent de
nostalgie pour une patrie perdue. Au cours des cycles suivants, il est également
revenu à sa langue maternelle, le polonais, et à l’œuvre de son poète préféré,
Julian Tuwim. À l’instar d’Akazie, les Stare Listy (Vieilles Lettres) op.77
mettent en musique les poèmes de Tuwim avec une simplicité émouvante.
Malgré l’ambiance et le sujet souvent douloureux, Weinberg écrit avec une grande
sympathie pour le chanteur, en lignes mélodiques qui infléchissent naturellement
le texte poétique.
Cette collection unique de chansons de Weinberg met en vedette deux musiciens
polonais qui ont fait des carrières internationales. La soprano Joanna Klisowska
a enregistré du répertoire des époques baroque et classique avec de nombreux
ensembles de musique ancienne parmi les plus importants d’Europe. elle s’est
également engagée à faire revivre la production de mélodies négligées de son
propre pays, et cet album devrait servir à remettre Weinberg sur la carte
musicale en tant qu’auteur-compositeur qui n’a jamais oublié ses racines
polonaises.
- Mieczysław Weinberg (1919-1996), compositeur polono-soviétique prolifique, est
célèbre pour sa musique profondément expressive et souvent poignante, reflétant
ses expériences en tant que survivant de la guerre et du déplacement.
- Les chansons de Weinberg s’inspirent souvent des riches traditions littéraires
de la poésie russe, polonaise et yiddish, démontrant son lien profond avec ses
racines culturelles. Ses mises en musique capturent un large éventail d’émotions
humaines, de la tendre intimité au poids déchirant de la perte, employant
souvent un langage harmonique luxuriant et des lignes vocales lyriques. Les
accompagnements au piano sont complexes et symphoniques, servant non seulement
de soutien, mais aussi de partenaire égal à la voix, renforçant ainsi l’impact
narratif et émotionnel des chansons.
- La voix de soprano, avec sa clarté et sa tessiture expressive, est
parfaitement adaptée pour transmettre les lignes mélodiques poignantes de
Weinberg. Ses chansons explorent souvent les thèmes de l’amour, de la mémoire et
de la résilience, imprégnés à la fois d’un sentiment de nostalgie et d’espoir.
La musique de Weinberg, bien qu’influencée par des contemporains tels que
Chostakovitch, conserve une voix unique marquée par sa sincérité et son
intensité.
- Chanté par Joanna Klisowska (soprano) et Katarzyna Neugebauer (piano).