La Musique sous le nazisme.
Film documentaire de Christian Berger sur la musique classique sous le nazisme. L'histoire de la relation entre la violoncelliste de l'orchestre des femme d'Auschwitz, Anita Lasker-Wallfisch, et le chef d'orchestre Wilhelm Furtwängler. Avec des interviews d'Anita Lasker-Wallfisch, Kathrin & Thomas Ackermann, Daniel Barenboim, Albrecht Dümling, Sven Friedrich, Shirli Gilbert, Noman Lebrecht, Tobias Reichard, Christian Thielemann, Simon Wallfisch, Teresa Wontor-Cichy
Anita Lasker-Wallfisch
Quoi de plus dissemblable que ces deux destins symbolisant le traitement de la musique par les Nazis ? D’un côté, Wilhem Furtwängler, chef d’orchestre vedette au service du régime et d’un autre côté, Anita Lasker, allemande juive déportée à Auschwitz qui doit sa survie à son intégration à l’orchestre des femmes du camp en tant que violoncelliste. Documents d’époque remarquables le plus souvent colorisés, entrecoupés de tournages récents des différents lieux, analyses et témoignages de chefs renommés (Barenboim, Thielemann), historiens et musicologues, beaux-enfants de Furtwängler, directeur du festival de Bayreuth, petit-fils d’Anita Lasker-Wallfisch et Anita elle-même, 96 ans, nous entraînent dans cette période trouble et mortifère de l’Allemagne des années 1930-40. D’un Furtwängler entièrement dévoué à son art au point de se soumettre au régime nazi jusqu’au rôle de la musique dans les camps, de l’exposition sur la « Musique dégénérée », de l’antisémitisme de Wagner, des rapports d’Hitler à la famille Wagner et à sa musique, du Festival de Bayreuth, jusqu’à l’après-guerre et le retour à la vie, ce sont autant de sujets judicieusement traités au cours de ce film captivant. Si le documentaire rend compte d’une époque, revient aussi régulièrement la question de savoir si l’on peut et doit séparer les hommes, leurs actes répréhensibles et leurs opinions de leur art et de leur culture. Un documentaire indispensable, aux qualités historiques et morales, reflet d’une humanité entre ombre et lumière. (Laurent Mineau) Pourquoi la musique classique était-elle si importante pour Hitler et Goebbels ? Le film est centré sur deux personnes qui représentent la culture musicale pendant le Troisième Reich – bien que de manière très différente. Wilhelm Furtwängler était un chef d’orchestre vedette ; Anita Lasker-Wallfisch, violoncelliste du tristement célèbre Orchestre des femmes d’Auschwitz. Tous deux partageaient un amour pour la musique classique allemande. Le chef d’orchestre de renommée mondiale a conclu un pacte avec Hitler et ses sbires. La jeune femme, amenée à Auschwitz parce qu’elle était juive, a été épargnée par la mort pour son talent musical. La musique allemande a été utilisée pour justifier la position puissante que le Troisième Reich revendiquait dans le monde et pour détourner l’attention des auditeurs des crimes nazis. Ce documentaire musical de Christian Berger présente des entretiens avec des musiciens comme Daniel Barenboim et Christian Thielemann ; les enfants de Wilhelm Furtwängler ; et bien sûr, la survivante Anita Lasker-Wallfisch, âgée de 97 ans. Ses souvenirs font froid dans le dos. Des images d’archives, restaurées et colorisées, donnent vie à l’histoire et témoignent d’un chapitre angoissant de l’histoire.