Szymon Laks
(01/11/1901, Varsovie - 11/12/1983, Paris)
http://www.andre-laks.placita.org/simon_laks.aspx


Music of Another World
Anglais
ISBN: 0-81011-802-5
ISBN: 0-81010-841-0 / 0-81010-842-9
Northwestern University Press

Musik in Auschwitz
Allemand
ISBN: 3-77001-092-2
Droste Verlag
ISBN : 978-3-7931-4082-5
Boosey & Hawkes, Berlin 2014
Avec CD d'accompagnement
   

Mélodies d'Auschwitz
Français
Éditions du Cerf - Toledot - Judaïsmes
Préface de Pierre Vidal-Naquet
ISBN: 2-20404-349-4
Éditions du Cerf -Histoires - Judaïsmes
Préface de Pierre Vidal-Naquet
Postface de André Laks
ISBN : 2-20407-606-6
Mélodies d'Auschwitz et autres écrits sur les camps
Les Éditions du Cerf - Histoire
Avec la collaboration de André Laks, Annette Becker, Frank Harders-Wuthenow
ISBN : 978-2-20421-946-6
Novembre. 2018

Kapelmeester van Auschwitz
Muziek uit een andere wereld

Néerlandais
ISBN : 9-06303-375-3
Leuven, Kritak
1991
Gry Oświęcimskie
Polonais
ISBN : 8-38504-773-5
Państwowe Muzeum
Auschwitz-Birkenau
1998

 

Simon Laks appartenait au groupe de compositeurs polonais résidant à Paris depuis la période de l’entre-deux guerres et liés à l’Association des jeunes compositeurs polonais. Il n’a jamais atteint une réputation internationale, bien que, à en juger par les premières critiques parisiennes, son talent ait été tenu en haute estime. Une partie de l’œuvre musicale de Simon Laks fut détruite pendant la guerre; par la suite, il composa peu, et son style, formé sous l’influence du néoclassicisme musical des années d’avant-guerre, ne subit pas de grands changements. Le compositeur, vivant dans le centre de la vie musicale internationale et réagissant sur le vif aux évènements, se détourna par la suite de l’avant-garde musicale dont il était le contemporain. Son œuvre se développa indépendamment des changements stylistiques dominants et demeura jusqu’à la fin proche dans son inspiration esthétique de l’école de Paris, avec son culte du métier musical et sa reconnaissance de l’autonomie des droits du musicien. Les caractéristiques individuelles se manifestent sans doute le plus clairement dans le lyrisme vocal de Laks, qui représente une partie importante de son œuvre musicale.

Simon Laks est né à Varsovie. Sorti du lycée Tadeusz Czacki, il étudia pendant deux ans les mathématiques aux Universités de Wilno et de Varsovie. En 1921, il entra au Conservatoire de Varsovie, où il étudia l’harmonie avec Piotr Rytel, le contrepoint et la composition avec Roman Statkowski. Sa première œuvre exécutée à la Philharmonie de Varsovie en 1924 fut un poème symphonique, Farys (perdu). Après avoir quitté la Pologne en 1926, il passa quelques mois à Vienne, avant de se rendre à Paris où il continua ses études musicales (1927–29) au Conservatoire National sous la direction de Pierre Vidal (composition) et d’Henri Rabaud (direction d’orchestre). Il fut l’un des premiers membres de l’Association des jeunes musiciens polonais à Paris fondée à la fin de 1926 et y accomplit des tâches d’organisation. En 1928 il remporta une distinction au concours de composition de l’Association pour un Blues symphonique (perdu). Les œuvres de Laks furent inscrites au programme des concerts parisiens, entre autres son Quintette pour instruments à vent (perdu), son Deuxième Quatuor à cordes (perdu) et sa Sonate pour violoncelle et piano, dont la première eut pour interprètes Maurice Maréchal et Vlado Perlemuter. A Paris, le compositeur se lia avec Tadeusz Makowski; il devait fixer plus tard le souvenir de ces rencontres dans un texte figurant en appendice de la monographie que Wladislawa Jaworska a consacrée au peintre. Dans les années trente, il commença une collaboration artistique avec la cantatrice Tola Korian. « Je ne sais pas exactement », écrivit-il plus tard, « combien de chants j’ai écrit pour Tola. J’en possède quelques-uns sous forme manuscrite, d’autres ont été soit perdus, soit jamais copiés ». C’était là principalement des chants sur des textes polonais et français, dont beaucoup étaient de Tola Korian elle-même. Tola « n’hésitait pas à exécuter des chants difficiles dans leur teneur aussi bien que sur le plan musical, comme par exemple les Évangiles des Bienheureux de Balinski, d’une grande élévation religieuse, ou bien le bouleversant mélodrame d’Audiberti, Mon Général, sur le même pied que les insouciants Valse et Dédé le rêveur de Tuwim, pour se lancer sans préparation l’instant d’après dans le macabre L’héritier de Gaston Couté ». Comme l’a écrit le compositeur, le style d’interprétation de Tola Korian, sa « mimique, son geste et quelque chose d’insaisissable » donnaient à l’œuvre son expression véritable; d’autres chants naquirent de l’observation de sa manière d’interpréter.

En 1941, Simon Laks fut arrêté par les autorités allemandes occupantes et interné dans le camp français de Pithiviers, près d’Orléans. Déporté en juillet 1942 à Auschwitz II, il y survécut pendant plus de deux ans. Le 28 octobre 1944, il fut transféré au camp de Dachau, qui devait être liquidé le 29 avril 1945 par l’armée américaine. Le 18 Mai, il retourna à Paris. Il a raconté l’histoire de sa déportation et de sa survie à Auschwitz, où il fut membre, puis dirigeant de l’orchestre, dans Musique d’un autre monde (écrit en collaboration avec René Coudy, Paris 1948), et, dans la version polonaise révisée du livre, Gry oswiecimskie (Londres 1979, seconde édition 1998; traduit du polonais en anglais par Chester A. Kisiel sous le titre Music of another world, Northwestern University Press, Evanston, Ill. 1989. Une version française a été publiée aux Editions du Cerf sous le titre Mélodies d'Auschwitz, correspondant à celui de la version polonaise de 1979, en Septembre 1991, avec une préface de Pierre Vidal-Naquet; une réedition de la version française est en préparation pour 2005. Traduction allemande Musik in Auschwitz, Droste Verlag, 1997).

Après la guerre, Simon Laks s’installa de nouveau à Paris, tout en maintenant des contacts constants avec la Pologne, spécialement dans les premières années de l’après-guerre. En 1949, sa Ballade pour piano fut primée au 2e concours de composition F. Chopin. La même année, il reçut le 3e prix au concours de composition vocale sur des textes d’Adam Mickiewicz pour le chant « De pures larmes me sont coulées... ».

On retrouve dans l’œuvre de Simon Laks beaucoup de traits communs à la musique d’autres compositeurs du cercle de Paris, notamment Michael Spisak et Antonin Szalowski. Les traits caractéristiques du néo-classicisme se traduisirent chez Simon Laks par l’adoption des genres baroque et classique où les principes traditionnels de la construction formelle et de la facture instrumentale se combinent avec les moyens de l’harmonie tonale.

Les œuvres instrumentales de Laks sont caractérisées par un accomplissement technique typique de l’Ecole de Paris, la construction formelle, le sens des proportions, une technique polyphonique maîtrisée, une pureté rythmique et une facture simple et d’une très grande pureté. Les formes cycliques (sonate, suite) dominent, le plus souvent conçues pour une formation de chambre. Les éléments typiques polonais ne manquent pas ici comme dans la Suite polonaise pour violon et piano (1935) et le 3e Quatuor à cordes, sans même parler des nombreux arrangements de mélodies populaires pour chœur (Echos de Pologne) et pour orchestre odéon (De chaumière en chaumière).

Les nombreuses chants de Simon Laks, dont grand nombre est édité pour la première fois chez Boosey & Hawkes, parviennent à fondre plusieurs sphères d’influence. Ils ont certainement leurs racines dans la tradition de la lyrique vocale romantique et du lied polonais, mais ils portent aussi clairement la marque du style français de l’entre-deux guerres. On peut les comparer par exemple avec les chants de Poulenc, bien que parfois ils se rapprochent des chansons de Kurt Weill. Le principe de la Gebrauchsmusik n’était certainement pas étranger au compositeur et on peut plus d’une fois situer ses œuvres vocales à la limite du genre du lied artistique et de la chanson populaire. Elles se distinguent par le sens du mot poétique, l’invention mélodique, une qualité vocale caractéristique, la transparence de la facture pianistique et l’originalité de la dissonance harmonique. Le compositeur laisse certaines « marges » à l’interprète, et la forme définitive des chants dépend beaucoup du « surplus » interprétatif.

A partir 1972, Simon Laks se consacra à l’écriture et à la traduction. A côté de la musique, il s’intéressait vivement aux problèmes linguistiques, et, ardent polémiste, il saisissait souvent la plume pour se prononcer non seulement sur des thèmes musicaux, mais aussi très volontiers sur des questions de bon style et des problèmes sociaux et politiques. Il est l’auteur de livres publiés en polonais à Londres aux éditions Oficyna Peotow i Malarzy (« Atelier des poètes et peintres »): Episodes, épigrammes, épîtres (1976); Polonismes, polémiques, politiques (1977); Mot et contre-mot (1978); Jeux Auschwitziens (1979); Souillure de sainteté (1980); Journal des journées blanches (1981); Le tarif réduit coûte plus cher (1982); Ma guerre pour la paix (1983); La culture avec guillemets et sans (1984). Parmi ses traductions en français, on relèvera plus particulièrement Gauguin et l’Ecole de Pont-Aven de W. Jaworska (Neuchâtel, 1971); L’eau vide de K. Zywulska (Paris, 1972); L’œil de Dayan de Korab (Paris, 1974).

© Zofia Helman

Ecrits chez Oficyna Poetow i Malarzy (”Printing House for Poets and Painters”):
Episodes, Epigrammes, Epistles (1976)
Polonisms, Polemics, Politics (1977)
Arguments and Counter-Arguments (1978)
Gry oswiecimskie (see above, 1979)
Sullied Holiness (1980)
Diary of Empty Days (1981)
Low-Cost is More Expensive (1982)
My War for Peace (1983)
Culture With or Without Inverted Commas (1984)

Translations into French
Gauguin et l’Ecole de Pont-Aven by W. Jaworska (Neuchâtel, 1971)
L’eau vide by K. Zywulska (Paris, 1972)
L’œil de Dayan by Korab (Paris, 1974)

 

LIST OF WORKS

Works for Piano, Harpsichord, Organ
Sonatina - 1927
Blues - 1945
Sonate breve, for harpsichord - 1946
Première 30/05/1949, Ambassade de Pologne, Paris
Marcelle de Lacour, harpsichord
Ballad for piano (Hommage à Chopin) - 1949
Suite dans le gout ancien, for harpsichord or piano - 1973
Prélude pour piano
Première 29/09/2005, Berlin
Jacqueline Cole, piano
Variations on the J S Bach Chorale "Was Gott tut, ist wohlgetan" for Organ

Chamber Music
String Quartet No. 1 - 1928 Lost (Première by Roth Quartet, 1928)
String Quartet No. 2 - 1932 Lost (Première by Indis Quartet, 1934)
String Quartet No. 3 "Sur des thème polonais" - 1945 (Première by Quatuor Lespine, 25/11/1945, Sorbonne, Amphithéâtre Richelieu, Paris)
String Quartet No. 4 - 1962
String Quartet No. 5 - 1962 (
Première by Pellegrini-Quartett, 02/07/1998, Sendesaal des HR, Frankfurt)
Little Suite, for string quartet - 1929
Quintet , for wind instruments - 1929
Sonata Concertante , for violin and piano - 1929
Sonata , for cello and piano - 1932
3 Concertos , for cello and piano - 1933
Trois pièces de concert for Violin & Piano (1933) (Mouvement Perpétuel, Romance, )
Polish Suite, for violin and piano - 1935
Passacaille (vocalise), for violin or cello and piano (or violin, cello, flute and oboe) - 1946
Piano Trio - 1950
Concerto da Camera, for piano, 9 wind instruments and percussion - 1963
Première 28/10/1963 Sale Gaveau, Paris Annie d'Arco / René-Pierre Chouteau
Dialogue, for 2 cellos - 1964
Première 25/03/1966 Château, Saint Ouen Jean & Mireille Réculard, cello
Concertino for reed trio (ob, cl, bn) - 1965
Première 10/05/1967 - Société nationale de musique, Salle Cortot, Paris - Le trio d'anches de Paris
Divertimento for flute, violin, cello and piano - 1966  (or violin, clarinet, bassoon and piano)
Première 13/12/1966 Salle Debussy-Pleyel, Paris Quatuor Instrumental de Paris
Piano Quintet, (based on String Quartet No. 3, 1945) - 1967
Première 06/12/2003 Ontario Artists of The Royal Conservatory
Suite Concertante
, for trombone and piano - 1969
Chorale, for 4 trombones - 1973

Orchestral Works 
Farys , symphony poem - 1924
Symphony - circa 1924
Scherzo - 1925
Symphonic Blues - 1928
Sinfonietta , for string orchestra - 1936
Première 10/05/1953 Paris Orchestre Radio-Symphonique de Paris / Eugène Bigot Sound Sample
Polish Suite , for violin and orchestra - 1936
3 Warsaw Polonaises - 1947
Poem , for violin and orchestra - 1954  2.picc.2.corA.2.bcl.2.dbn-4.3.3.1-timp(3).perc-harp-strings
Première 12/03/2006 Konzerthalle "Carl Philipp Emanuel Bach", Frankfurt/Oder; Klaudyna Schulze-Broniewska, violin / Brandenburgisches Staatsorchester Frankfurt (Oder) / Jürgen Bruns
Concerto da Camera for piano and 9 brass instruments - 1963
Symphony , for string orchestra - 1964
Première 15/05/1966 Dzialynski Palace, Sala Malinowa, Poznan Poznanska Orkiestra Kameralna / Robert Satanowski
De chaumière en chaumière for Odeon orchestra
Petite suite légère pour orchestre - 1960 2.picc.2.2.2-4.3.3.1-timp(3).perc-strings
Première 14/05/2005 Polish Radio Concert Hall, Warsaw Polska Orkiestra Radiowa / Christoph Slowinski
Suite polonaise pour orchestre

Songs 
3 Songs,
to the text by J. Tuwim - 1938
Le Général (1938) for voice and piano Text Jacques Audiberti (F)
Première 04/03/1938 Salle Chopin-Pleyel, Paris Tola Korian, soprano
From Dusks and Dawns , 20 popular songs - 1939
Passacaille (Vocalise) for voice (without text) and piano - 1946
8 Jewish Songs for Soprano ou Tenor et piano - 1947 (The Funeral from Three Jewish Songs) French version by Jean-Michel Dumarais (Yid, F)
  1. Ich bin a balagole (I am a wagoner)
  2. Wigenlied (Lullaby)
  3. Di gilderne pawe (The golden peacock)
  4. Unser Rebeniu (Our Rabbi)
  5. In droisn is a triber tog (It’s such a miserable day outside)
  6. Gwaldze brider (Arise, brothers)
  7. Di alte kashe (The eternal question)
  8. Fraitik far nacht (Friday evening)
Unser Rebeniu - Our Rabbi
In Droisen Is a Triber Tog - Lost Love
Ewangelia szczesliwych (L'Evangile des bienheureux) for voice and piano Text Stanislaw Balinski (P)
Première 19/10/1948 Salle Chopin-Pleyel, Paris; Tola Korian (soprano), Arnold-Rachmanoff (piano)
De pures larmes me sont coulées... (Adam Mickiewicz) - 1949
Portrait de I'oiseau-qui-n'existe-pas for solo voice and piano (texte de Claude Aveline) - 1952
C'est une maladie de cœur (1952) for voice and piano (text author unknown; F)
3 Songs , to the texts by Wanda Maya Berezowska; French adaptation by Henri Lemarchand - 1960
  1. En vain je cherche
  2. Ma poupée
  3. Le Petit prisonnier
Elegy of the Jewish Country Town (Elegia zydowskich miasteczek), to the text by A. Slonimski - 1961
4 Songs , to the texts by J. Tuwim, J. Iwaszkiewicz and M. Jastrun - 1961-63
5 Melodies , to the text by J. Tuwim - 1968
Four songs (1974) for voice and piano Text Tadeusz Sliwiak (P)
Chants polonais et français (Polish and French Songs) for voice and piano
Texts: Jacques Audiberti, Stanislaw Balinski, Samuel Iwaszkiewicz, Mieczylaw Jastrun, Tadeusz Sliwiak, Julian Tuwim, Ludwik Zuk-Skarszewski and others
 - Bezdomna for solo voice (unspecified) and piano (La Vagabonde) (1949) Text : Deutsch Julian Tuwim (P)
 - Gdybys for solo voice (unspecified) and piano (Si seulement...) (1974) Text Ludwik Zuk-Skarszewski (P)
 - O grzesiu klamczuchu for solo voice (unspecified) and piano Text Julian Tuwim (P)
 - Pogrzeb for solo voice (unspecified) and piano (Les Funérailles) Text Mieczylaw Jastrun (P)
   Première 23/03/1987 University of Texas, College of Fine Arts, Austin, Molly McCoy, soprano / Victoria Fischer, piano
 - Pozegnanie for solo voice (unspecified) and piano (Adieu) (1974) Text Ludwik Zuk-Skarszewski (P)
Echos de Pologne for choir

Stage Works

L' Hirondelle inattendue : (Bezdoma jaskolka / The Unexpected Swallow / Die unerwartete Schwalbe) (1965) 45' Opéra-bouffe in one act
Text : Henri Lemarchand, based on the play "Le Paradis des animaux perdus" by Claude Aveline (F)
Scoring : 2S,M,A,2Bar,buffoB,B; mixed chorus; 3(III=picc).3(III=corA).3(III=bcl).3(III=dbn)-4.3.3.1-timp.perc(3):BD/SD/cym/glsp/tgl/xyl/vib/tam-t-harp-cel-strings
Duration : 45 minutes
World Première : 07/12/1975 Theatre, Warsaw Company: unknown
THE JOURNALIST Tenor
THE PILOT Baritone
Noah's DOVE Light Soprano
PROCNE Soprano
L'HIRONDELLE ('The Swallow') Mezzo-Soprano
Eschylus's TURTLE Contralto
THE SERPENT from the Garden of Eden High Baritone (Baryton Martin)
THE BEAR from Berne Buffo-Bass
THE VOICE from Heaven Light Bass (Basse chantante)
Mixed chorus of animals  

Time and Place
The paradise of the Famous Animals

Synopsis
During their journey, a reporter and his pilot are forced to make an emergency landing. Soon they are surrounded by animals. A dove, who introduces itself as the dove from Noah’s Ark, negotiates with the other animals to make sure the men are welcomed and told of their whereabouts: they are in that part of paradise which is reserved for famous animals, such as the snake from the Garden of Eden, Eschylus’s turtle, the bear from Berne, Jonah’s whale, Schubert’s trout, the hound of the Baskervilles… Soon the geese of the Capitol announce another visitor. The animals are upset, however, when they see a strange bird: a scruffy woman in tears who repeats in a strange sing-song voice that she is the “suburbian swallow”. A comittee is set up to investigate the case. The journalist is allowed to attend the tribunal, while the pilot begins to repair his pressure gauge.

The animals discover two stab wounds on the swallow’s chest that must have been the cause of her death. Hearing the clamour, Procne approaches. She was also once transformed into a swallow and now sees she has a rival. Suddenly a voice from Heaven is heard, announcing that a second suburbian swallow had just appeared at the gate of the paradise for humans. This raises new questions. What kind of creature is she, appearing at several places simultaneously and claiming a place in several paradises? To cap it all, the swallow disappears at that very moment, leaving no trace. At last, the journalist claims to have solved the puzzle: the suburbian swallow, “L’Hirondelle du Faubourg”, is a famous chanson whose fame will survive that of even the most famous people and animals in eternity! After that, the two men enter their repaired aeroplane and set out to discover new sensations. The animals are left behind feeling indignant.

Films
Sabra (Chalutsim)  (1933, Polska)
Date Première: 1933-11-21 (Polska)

Reżyseria : Aleksander Ford (I)
Scenariusz : Olga Ford , Aleksander  Ford (I)
Zdjęcia : Franciszek Ksawery Weihmayr
Muzyka : Szymon Laks
Wykonanie muzyki : Gerszon Sirota (śpiew), S. Kupfer (śpiew)
Scenografia : Jacek Weinreich
Montaż : Zygmunt Mayflauer

Aktorzy
Hanna Rowina : Miriam, żona fellaha
Ewsej Bertonoff  : Fallah Mohamed
A. Meskin : Agronom
Bar Adon : Szejk
R. Klatzkin : Zecer
R. Goldberg : Luba, żona zecera
L. Hurwitz : Fatima, córka fellaha
R. Dawidow : Derwisz
Mulla Zeitlin : Muzyk
S. Finkel : Niemowa
L. Finn : Siłacz
M. Teomi  : Elegant
M. Forfeld : Estera, żona agronoma
E. Bat-Eva,
V. Disler,
S. Rafaeli,
A. Nachtomi

PRZEBUDZENIE

Główna bohaterka wyjeżdża do Warszawy i długo nie może znaleźć pracy. Wreszcie zostaje zaangażowana jako guwernantka w zamożnej rodzinie mieszczańskiej. Jej znajomość z uwodzicielskim nauczycielem muzyki ograniczy się do flirtu, natomiast miłość do młodego mechanika okaże się i wzajemna, i trwała. O małżeństwie nie może być jednak mowy. Mechanik jest bezrobotny, a jego próby znalezienia pracy pozostają bezowocne. Zrozpaczony rzuca się pod samochód, którego właściciel - wstrząśnięty desperackim krokiem - ofiarowuje mu pracę. Ale pewnego dnia, broniąc willi chlebodawców swej dziewczyny przed napaścią bandytów, mechanik zostaje posądzony o współudział w rabunku i aresztowany. Dziewczyna traci oczywiście pracę. Jest zrozpaczona. We śnie przeżywa jeszcze raz całe swe życie, widzi panującą niesprawiedliwość i ludzką krzywdę, bogactwo możnych i nędzę biednych. Sen kończy scena sądu nad ukochanym. Dziewczynę budzi fabryczna syrena. Przez okno widzi długie rzędy robotników idących gdzieś ku górze . . .

Ekipa