Bittersweet
Musiques dans l'ombre du IIIe Reich
Kaleidos KAL6367-2
Duo.Klax
Regina Reiter, Saxophone
Danlin Felix Sheng, Piano
64:41
2024
Erwin Schulhoff (1894-1942)
Hot-Sonate für Altsaxophon und Klavier (1930)
Hot Sonata for Alto Saxophone & Piano
1 I. Viertel = 66 04:32
2 II. Halbe = 112 02:05
3 III. Viertel = 80 03:47
4 IV. Halbe = 132 05:18
Paul Hindemith (1895-1963)
Sonate für Viola und Klavier op. 11 Nr. 4 (1919)
Sonata for Viola & Piano Op. 11 No. 4
5 I. Fantasie 02:58
6 II. Thema mit Variationen 03:58
7 III. Finale (mit Variationen) 10:55
Sonate für Altsaxophon und Klavier (1943)
Sonata for Alto Saxophone & Piano
8 I. Ruhig bewegt 01:51
9 II. Lebhaft 03:28
10 III. Sehr langsam 02:20
11 IV. Lebhaft (Das Posthorn) 03:06
Paul Ben-Haim (1897-1984)
Drei Lieder ohne Worte (1952)
Three Songs Without Words
12 I. Arioso 03:59
13 II. Ballade 02:44
14 III. Sephardische Melodie 03:50
Darius Milhaud (1892-1974)
Scaramouche op. 165c (1937)
15 I. Vif 03:11
16 II. Modéré 04:11
17 III. Brazileira 02:27
Après avoir d’abord uni nos forces en duo pour
participer au Concours international de musique interdite à Schwerin, nous avons décidé de
reprendre ce thème pour notre premier album commun et d’enregistrer et de
publier cinq œuvres de compositeurs dits ostracisés:
la Hot Sonata d’Erwin Schulhoff, deux sonates de Paul Hindemith, Trois chants
sans paroles de Paul Ben-Haim et Scaramouche de Darius Milhaud.
Le mot « ostracisé » est synonyme de « dégénéré » ou « méprisé ». Dans le contexte musical, il s’agit de
compositeurs et d’œuvres qui ont été mis sur liste noire par le régime nazi
pendant le Troisième Reich, désormais considérés comme « dégénérés » et ne pouvant plus être joués.
Le saxophone en particulier était le symbole de cette
musique (principalement en raison de sa popularité dans le jazz) et a donc été interdit. Avec cette production de CD, nous voulons montrer quelle musique
merveilleuse et substantielle a failli être refusée ou perdue pour le monde et
qu’il est important de continuer à rappeler aux gens le terrible contexte de ces
œuvres, afin qu’une histoire aussi sombre ne se répète pas.
C’est aussi de là que vient le titre de l’album Bittersweet,
avec lequel nous essayons de décrire l’ambivalence que nous associons à ces
œuvres : d’une part, c’est une musique belle, passionnante et variée, d’autre
part, il faut la voir ou l’entendre dans le contexte de son époque de création.