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Paul Ben-Haim (1897-1984) Vol. 2CPO 777677-2 2010 NDR Radiophilharmonie Israel Yinon 27.3.2017 |
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Peu de temps après la prise du pouvoir par les nazis, Paul Frankenburger, comme beaucoup d’autres compositeurs juifs, a quitté l’Allemagne pour la Palestine, qui était sous administration britannique. Sous le nom hébreu de Ben-Haim, il y reprend son travail de création. Il est devenu l’un des pionniers de la musique classique en Israël, à la fois en tant que compositeur et en tant que professeur de composition admiré. Son Concerto Grosso est sa première œuvre pour orchestre symphonique. La musique est ancrée dans le monde sonore intellectuel et technique du romantisme tardif allemand et de l’impressionnisme français, et n’est liée à l’idée du concerto grosso baroque qu’à travers ses nombreux solos et ses sections orchestrales homogènes. En octobre 1945, Ben-Haim achève la partition de sa Deuxième Symphonie, qui est devenue sa plus longue œuvre orchestrale. L’œuvre adhère à la structure classique-romantique en quatre mouvements. La page de titre autographe contient une citation du poète israélien Shin Shalom comme devise : « Réveillez-vous avec le matin, ô mon âme, sur le sommet du mont Carmel au-dessus de la mer. » Cela décrit l’état d’esprit plein d’espoir et d’optimisme qui domine largement l’œuvre. Le chef d’orchestre Israel Yinon (malheureusement décédé en 2015) était une fois de plus le metteur en scène compétent de cette deuxième production de Ben Haim.
Klassik-heute.com 04/2017 : »Dans sa première œuvre orchestrale,
plus vaste, le compositeur tend déjà à se démarquer du romantisme
tardif allemand : en termes de sonorité, les influences des
impressionnistes français (deuxième mouvement !), mais aussi un son
monumental rappelant la musique de film future en termes
d’orchestration, comme le suggèrent Respighi ou Korngold, sont plus
dominantes. Ben-Haim n’hésite pas non plus à utiliser des tournures
harmoniques contemporaines de la musique légère. Comme pour tous les
enregistrements d’Israel Yinon consacrés aux compositeurs qui ont
souffert sous le national-socialisme, le grand soin et l’empathie
avec lesquels cette musique rarement jouée a été réalisée sont une
fois de plus évidents ici. Les solos orchestraux répondent
magnifiquement au caractère requis ; Rien ne se désintègre en
épisodique – malgré quelques longueurs. Ainsi, l’auditeur peut
s’attendre à une interprétation standard – et pas seulement en
raison d’un manque de concurrence – d’un répertoire orchestral
encore largement inconnu mais précieux, qui mérite une
recommandation explicite. « Klassik.com 09/2017 : »Israel Yinon établit des normes avec ces enregistrements, qui, grâce à la présente sortie, ont un impact bien au-delà de sa mort. Les notes du livret, exécutées avec le plus grand soin, font allusion avec des mots à ce qu’Israël Yinon et la Radiophilharmonie de la NDR rachètent sans réserve : une image différenciée du monde de la pensée et du son de Ben-Haim, qui est délicatement éclairée dans toutes les directions et répond aux normes d’interprétation les plus élevées.« |